Le président français Emmanuel Macron a annoncé, jeudi, la fin prochaine de l’opération Barkhane “en tant qu’opération extérieure” au Sahel.
“La poursuite de notre engagement au Sahel ne se fera pas dans un cadre constant”, a expliqué le président de la République lors d’une conférence de presse en marge du futur sommet du G7.
Le chef de l’Etat a évoqué une “transformation profonde” de la présence militaire française dans la région, où la France déploie quelque 5.100 militaires afin de lutter contre le terrorisme et les groupes djihadistes au Sahel.
Cette transformation s’accompagnera “d’une opération d’appui, de soutien et de coopération aux armées des pays de la région qui le souhaitent”, a-t-il dit.
Le calendrier et les modalités de ce changement stratégique seront dévoilés fin juin, a précisé le président de la république, ajoutant qu’une “alliance internationale associant les États de la région” va également être mise en oeuvre.
L’annonce de M. Macron intervient quelques jours après la décision de la France de suspendre ses missions communes avec l’armée malienne.
La France est engagée dans la région sahélienne aux côtés des pays du G5 Sahel (Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) à travers le déploiement de 5.100 militaires dans le cadre de l’opération Barkhane, lancée le 1er août 2014.
Conduite par la France, cette opération est destinée à lutter contre les groupes djihadistes au Sahel, dans le cadre d’un partenariat stratégique avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne.
Cinquante-et-un soldats français ont été tués en opération au Sahel depuis 2013, selon un bilan de l’état-major des armées, relayé par la presse de l’hexagone.

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