Le Président sénégalais, Macky Sall, a plaidé, vendredi à New York, pour une ” réforme ” des Nations unies pour que, dit-il, l’organisation internationale puisse “refléter les réalités du 21e siècle”.

« (…) La réforme des Nations-Unies s’impose 76 ans après la naissance de notre Organisation. Le système multilatéral inspire confiance pour autant qu’il fédère les aspirations et intérêts de toutes ses composantes “, a affirmé le président Sall, dans un discours, à l’occasion de la 76e Session de l’Assemblée des Nations Unies, et retransmis par la télévision publique sénégalaise (RTS1).

Le chef de l’Etat, qui a appelé les pays et Institutions partenaires “à travailler avec nous à l’assouplissement des règles de l’Ocde pour libérer le potentiel de l’investissement en Afrique”, a estimé qu’”il est temps que la composition du Conseil de Sécurité reflète les réalités des Nations Unies du 21e siècle, dans toutes leurs diversités, et non celles, révolues, du monde de l’après-guerre “.

Il a, par ailleurs, réaffirmé l’attachement du Sénégal à la position africaine commune exprimée dans le Consensus d’Ezulwini. ” Bâtir notre avenir commun, c’est aussi prendre soin de notre planète, conformément au principe de responsabilité commune mais différenciée, face aux ravages du réchauffement climatique. Au titre de sa Contribution déterminée nationale, le Sénégal poursuit ses efforts de transition énergétique, portant les énergies renouvelables à plus de 30% de ses capacités électriques installées “, a-t-il déclaré dans ce discours, soulignant que ce taux sera renforcé avec le projet en cours d’électrification solaire de 1000 villages, en partenariat avec le Fonds Vert Climat et la Banque ouest africaine de Développement.

” A terme, grâce à la stratégie gas-to-power, nous visons un objectif de 100% d’énergies propres avec l’exploitation prochaine de nos ressources gazières. Mais nos pays ne peuvent réussir la transition énergétique et renoncer aux schémas pollueurs des pays industrialisés, sans une alternative viable, juste et équitable. L’exploitation du gaz naturel comme énergie de transition doit être soutenue, a-t-il lancé.

” C’est pourquoi le Sénégal considère que l’arrêt des financements de la filière gazière, sous prétexte que le gaz est une énergie fossile, sans tenir compte du fait qu’il est aussi et surtout une énergie propre, serait une grave atteinte à nos efforts de transition énergétique, d’accès universel à l’électricité, de compétitivité et de développement économique et social “, a dit  M. Macky Sall avant d’ajouter : ” Nos pays qui subissent déjà le poids écrasant de l’échange inégal ne sauraient porter le fardeau d’une transition énergétique inéquitable. J’appelle, par conséquent, au maintien des mécanismes de financement du gaz comme énergie de transition “.

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