La bonne qualité de l’enseignement supérieur est à même de baliser la voie à un avenir meilleur, a assuré, mardi 19 novembre, à Doha, le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Driss Ouaouicha.

Les soubassements de la qualité de l’enseignement supérieur sont liés à des facteurs clés, que les responsables et décideurs doivent garder toujours à l’esprit, dans le sillage des mutations profondes qui intéressent plusieurs domaines, notamment les technologies de la communication et l’intelligence artificielle, a-t-il dit lors d’une conférence animée à l’Institut de Doha des études supérieures sous le thème “Les universités arabes : défis et enjeux de la qualité”.

Parmi ces fondamentaux, a-t-il poursuivi, il y a lieu de citer le principe du changement, qui est devenu irréversible et effréné, en plus de l’approche participative adoptée par le top management de l’enseignement supérieur ainsi que la digitalisation, une force substantielle pour le développement du système de l’enseignement.

M. Ouaouicha, ancien président de l’université Al Akhawayn, a également souligné lors de cette conférence à laquelle ont assisté des chercheurs, universitaires et étudiants, en présence de l’ambassadeur du Maroc à Doha, Mohammed Setri, que la mondialisation de l’économie a donné lieu à une ouverture constante et à une grande compétition, qui requiert un capital humain doté de qualités exceptionnelles.

Il a néanmoins relevé que la qualité de l’enseignement supérieur peut être compromise par la recherche du gain et de la quantité en lieu et place de la qualité, en particulier dans le secteur de l’enseignement privé, et par le défaut d’une corrélation entre la formation et la recherche scientifique et l’innovation ainsi que par l’incohérence entre les aptitudes apprises à l’école et les besoins du marché d’emploi.

Le ministre délégué a passé en revue, dans ce sens, les spécificités de l’expérience américaine en la matière et le rôle des instances nationales et des réseaux régionaux et internationaux dans la garantie de la qualité de l’enseignement supérieur, avant de s’attarder sur le système de l’enseignement au Maroc et de jeter la lumière sur l’Agence marocaine d’évaluation et d’assurance qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, qui a constitué, a-t-il dit, une plus-value et contribué à la consolidation du système national d’évaluation, à l’unification des critères, à la garantie de la qualité et à l’institutionnalisation de l’évaluation.

Les perspectives du développement universitaire sont liées à la garantie de la qualité, à l’employabilité et la capacité à doter les étudiants de techniques et aptitudes leur permettant de s’adapter rapidement avec les nouveaux besoins du marché, a-t-il encore dit.

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