L’Université Hassan II de Casablanca (UH2C) a trouvé dans la situation inédite engendrée par la pandémie du nouveau coronavirus une source de motivation supplémentaire pour intensifier la déclinaison de son projet de développement basé principalement sur le numérique.

L’établissement a, dans ce sens, élaboré une stratégie d’accélération de la réalisation des objectifs de l’enseignement en ligne, suite à la suspension des cours en présentiel à partir du 14 mars dernier, au même titre que l’Université s’est dotée des mécanismes nécessaires à l’ancrage d’une gouvernance basée sur le digital, confirmant “le cap choisi et assumé du numérique”.

“L’Université était prédisposée pour accélérer le processus (…) Effectivement, depuis lundi 16 mars 2020, tous les supports existants en matière d’enseignement à distance ont été exploités et multipliés à un rythme soutenu”, s’est félicitée la présidence de l’UH2C dans un communiqué, qui rappelle le lancement d’un processus de digitalisation des services de l’établissement depuis pratiquement six mois.

C’est dans ce contextes particulier, que l’université Hassan II de Casablanca a décidé de renforcer la professionnalisation de ses supports et infrastructures d’enseignement à distance, afin d’inscrire les acquis actuels en termes de transformation digitale de l’université dans la durabilité, l’efficience et la stabilité.

Soucieuse de préserver l’esprit de l’égalité des chances pour l’ensemble des étudiants, l’Université a mis en place une plateforme (i-UH2C) intégrée et fédératrice pour l’enseignement à distance et d’autres services pédagogiques, de la recherche scientifique, administratifs et de télétravail.

Ladite plateforme, qui offre des services de visioconférence performants et accessibles à tous, est considérée comme une pierre angulaire du projet “UH2C Smart Campus”, à laquelle seront greffées par la suite d’autres plateformes i-Lab mutualisées entre les activités pédagogiques, la recherche et l’innovation (Matlab, e-portfolio, i-UH2C Cisco Academy, Huawei Academy).

Dans le souci de renforcer davantage l’interaction entre les différentes composantes, il a été procédé à la refonte de l’Espace Numérique de Travail (ENT) de l’Université, ce qui “a permis de disposer d’un environnement de travail et d’apprentissage agréable et interopérable”.

La nouvelle version de l’ENT permet, dorénavant, d’augmenter l’accessibilité numérique des usagers aux offres diversifiées de l’Université, tout en leur assurant une meilleure expérience utilisateur.

De plus, à travers cet espace, l’ensemble des acteurs et bénéficiaires des services de l’Université, dorénavant, peuvent accéder aux logiciels les plus utilisés scientifiquement et académiquement pour réaliser des travaux pédagogiques et de recherche en ligne, aux services MOOC et de certifications en langues, en compétences et en softs skills et aussi à des services d’écoute psychologique et d’accompagnement personnalisés des étudiants.

L’Université a, par ailleurs, continué la déclinaison de la stratégie 5I (i-gouvernance, innovation, insertion. internationalisation, inclusion) du projet de développement de l’université, particulièrement l’axe i-gouvernance visant une meilleure gestion des ressources basée sur le digital.

L’Université a, ainsi, collaboré avec l’Agence de Développement Digital (ADD) sur la digitalisation des parapheurs, bureaux d’ordres et le suivi de courrier au niveau de la présidence de l’université et de ses 18 établissements.

Mise en place depuis novembre dernier, la dématérialisation du processus de l’identification des étudiants dont les parents sont affiliés à la CNSS a bénéficié, jusque-là, à quelque 20.000 étudiants, une initiative ayant soulagé fortement les services administratifs, contribué à la modernisation de l’Université et fait gagner du temps tant aux étudiants qu’aux parents.

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