Le négociateur en chef de l’Union européenne, Michel Barnier, a mis en garde contre le risque d’une rupture brutale des échanges entre le Royaume-Uni et l’UE s’ils ne parviennent pas à s’entendre à la fin de la période transitoire post-Brexit, sur leur future relation après le divorce.

“La première phase est maintenant finie et nous devons tout reconstruire”, a déclaré M. Barnier lors d’une conférence de presse à Dublin, à l’issue de ses entretiens avec le Premier ministre irlandais Leo Varadkar.

“Si nous n’avons pas d’accord, ce ne sera pas la routine habituelle et le statu quo”, a-t-il relevé, notant que les deux parties devront “affronter le risque d’être au bord du précipice, en particulier concernant le commerce”.

M.Barnier a également souligné que les deux parties disposent de “très peu de temps” pour aboutir durant la période de transition, courant jusqu’à fin 2020, comme le souhaite le Premier ministre britannique Boris Johnson.

Il a aussi précisé qu’il présenterait lundi prochain un projet de mandat de négociation aux Etats membres, après l’accord de divorce qui règle les modalités de la séparation, tout en rappelant que “le niveau d’accès” au marché unique européen dont bénéficieront les biens britanniques sera “proportionnel” au degré d’alignement du Royaume-Uni sur les règles européennes, “en particulier les règles en matière d’aides d’Etat”.

En plus de leur relation commerciale, le Royaume-Uni et l’Union européenne devront s’entendre, sur la sécurité, l’énergie, la pêche et les transports. A défaut d’accord commercial, les relations économiques entre Bruxelles et Londres seraient régies par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), bien moins avantageuses car elles fixent des droits de douane pour les marchandises.

Le mandat européen devrait être approuvé au niveau ministériel d’ici au 25 février, selon des responsables européens, permettant aux pourparlers de démarrer autour du 1er mars.

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