L’Union européenne (UE) a réitéré, jeudi, son refus de reconnaitre la légitimité du président bélarusse Aleksandr Lukashenko qui vient de prêter serment après son élection le 9 août dernier.

«L’UE ne reconnaît pas les résultats falsifiés de l’élection présidentielle du 9 août dernier (…) le nouveau mandat revendiqué par Aleksandr Lukashenko manque de légitimité démocratique», affirme le Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère et la sécurité, Josep Borrell.

Cette situation «est contraire à la volonté d’une grande partie de la population biélorusse, exprimée à travers nombreuses manifestations pacifiques et sans précédent et ne fait qu’aggraver davantage la crise politique en Biélorussie», estime M. Borrell, notant qu’à la lumière de cette situation, l’UE réexamine ses relations avec ce pays.

«La position de l’Union européenne est claire : les citoyens biélorusses ont le droit d’être représentés par ceux qu’ils choisissent librement grâce à de nouvelles élections inclusives, transparentes et crédibles », ajoute le chef de la diplomatie européenne dans une déclaration rendue publique à Bruxelles.

«Nous réitérons notre espoir que les autorités biélorusses s’abstiennent immédiatement de toute nouvelle répression et violence dirigées contre le peuple et libèrent immédiatement et sans condition tous les détenus, y compris les prisonniers politiques».

L’UE, a-t-il ajouté, «reste convaincue qu’un dialogue national inclusif et une réponse favorable aux demandes du peuple biélorusse pour de nouvelles élections démocratiques sont la seule façon d’aller de l’avant pour trouver une issue à la grave crise politique au Bélarus».

 

 

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