L’Union européenne (UE) a lancé au sein d’Eurojust, son agence de coopération judiciaire entre les Etats membres, un registre antiterroriste qui centralise les informations judiciaires pour établir des liens dans les procédures visant les suspects d’infractions terroristes.

Ce registre appelé (Counter-Terrorism Register, CTR) vise à renforcer la réponse judiciaire dans les Etats membres face aux menaces terroristes et à améliorer la sécurité des citoyens, précise Eurojust dans un communiqué.

Le CTR, entré en vigueur le 1er septembre, fournit un soutien proactif aux autorités judiciaires nationales, relève l’agence de l’UE, notant que les les informations centralisées aideront les procureurs des Etats membres à coordonner plus activement leur action et à identifier les suspects ou les réseaux qui font l’objet d’enquêtes dans des affaires pouvant avoir des implications transfrontalières.

“Le registre antiterroriste est une étape importante dans la lutte contre le terrorisme. Alors que les terroristes opèrent de plus en plus au sein de réseaux transfrontaliers, l’UE doit faire la même chose. En délivrant une réponse rapide sur les liens transfrontaliers entre les procédures judiciaires, nous pouvons mieux coordonner et accélérer les actions contre les suspects d’activités terroristes”, a affirmé le président d’Eurojust, Ladislav Hamran, cité dans le communiqué.

Selon Eurojust, tous les Etats membres de l’UE peuvent utiliser le CTR et sont invités à enregistrer les informations sur les suspects et les affaires à compter du 1er septembre.

“Un formulaire spécial a été mis au point et des normes communes ont été adoptées en ce qui concerne les informations à transmettre, garantissant ainsi le respect de toutes les règles existantes en matière de protection des données”, explique l’agence, relevant que les informations destinées au registre seront transmises à Eurojust par les autorités nationales compétentes.

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