La Russie et l’Union européenne veulent trouver les moyens de coopérer malgré leurs profonds différends et une crise de confiance, ont affirmé vendredi les chefs des diplomaties européenne et russe.

Plus tôt, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell avait souligné que les relations avec Moscou étaient au “plus bas” du fait de l’empoisonnement et de l’incarcération de l’opposant Alexeï Navalny.

“Nous avons relevé notre disposition à coopérer de manière pragmatique là où il y un intérêt commun, où c’est profitable pour les deux parties”, a affirmé Sergueï Lavrov.

M. Borrell a noté qu”il y a des sujets sur lesquels nous pouvons et devons travailler ensemble”, citant notamment “la culture, la recherche, le Covid-19, le climat”.

Mais il a aussi souligné que “les questions d’Etat de droit, de droits de l’Homme, de société civile et de libertés politiques restent centrales pour notre avenir commun”.

M. Borrell a ainsi réitéré “l’appel à une libération (de l’opposant Alexeï Navalny) et au lancement d’une enquête impartiale concernant son empoisonnement”.

La Russie a qualifié d'”ingérence” les critiques européennes sur l’incarcération de M. Navalny, alors que l’UE a dénoncé l’empoisonnement par un agent neurotoxique militaire développé à l’époque soviétique dont il a été victime en août en Sibérie.

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