A quelques heures de l’investiture du nouveau président américain Joe Biden, le Parlement européen a organisé, mercredi, un débat appelant l’Europe à bâtir une nouvelle alliance transatlantique et à envisager des actions pour lutter contre les menaces et les défis communs.

Le Président du Conseil de l’UE, Charles Michel, a ouvert le débat en affirmant que «ce jour représente l’opportunité de donner un nouveau souffle à nos relations transatlantiques (…) Cela requiert plus que jamais que nous, Européens, prenions notre destin en main afin de défendre nos intérêts et de promouvoir nos valeurs ».

Il s’est prononcé pour «le fondement d’un ordre mondial basé sur des règles, en œuvrant pour la paix, la sécurité, la prospérité, la liberté, les droits de l’homme et l’égalité des sexes ».

La Présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a relevé pour sa part que «l’Europe a désormais un ami à la Maison Blanche et est prête pour un nouveau départ avec son partenaire le plus ancien et le plus fiable ».

Elle a affirmé la nécessité de faire avancer le changement mondial sur la base de valeurs communes que sont la démocratie, le changement climatique, la gestion de la pandémie et la numérisation, appelant à une collaboration avec les États-Unis pour réguler les géants des technologies.

Les députés européens ont tour à tour exposé leur vision des relations futures avec les États Unis.

Pour le chef de fil de la droite européenne Manfred Weber (PPE), l’Europe, qui rencontre les mêmes problèmes que les États-Unis, n’a pas de leçons à donner.

‘‘Les médias sociaux mettent en lumière des positions extrémistes. Les géants des technologies ont besoin de règles claires, ils doivent être au service de la société’’, a-t-il affirmé, notant qu’il est également important de prendre au sérieux les préoccupations des électeurs de Trump.

Pour sa part, la représentante du groupe socialiste (S&D) Iratxe García Pérez a souligné la nécessité de lutter contre les inégalités «à l’origine des pires bouleversements de ces dernières années », avant de rappeler que toutes les démocraties, mêmes les plus solides, étaient vulnérables.

Un autre défi commun consistera à reconstruire le système multilatéral, à garantir le respect des règles et des institutions démocratiques, a-t-elle ajouté.

Le représentant du groupe du renouveau (Renew Europe) Dacian Cioloș a, de son côté, souligné l’impératif de remodeler le partenariat UE-USA et de parvenir à une vision commune, ainsi qu’à une solution pour faire face aux défis communs tels que les tensions commerciales, la lutte contre le changement climatique et la manière de traiter avec les géants du numérique.

D’autres chefs de groupes politiques au Parlement européen ont appelé à immuniser la démocratie européenne, à se protéger contre l’hégémonie des géants du numérique et à reconstruire les relations transatlantiques sur la base de principes et valeurs universelles de démocratie, de paix et des droits de l’homme.

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