L’Union européenne (UE) a condamné jeudi l’attaque terroriste perpétrée la veille dans l’Est du Burkina Faso, provoquant la mort de 38 personnes.

Dans une déclaration de son porte-parole, l’UE exprime ses condoléances aux familles des victimes et sa solidarité au peuple burkinabè, “endeuillé désormais quasi-quotidiennement par des attaques touchant des civils, les forces de défense et de sécurité mais aussi les symboles de l’autorité de l’Etat”.

En témoigne le meurtre du maire de la commune de Djibo et de ses accompagnateurs le 3 novembre dernier, a dénoncé la porte-parole.

“Ces attaques alimentent une spirale de violences qui causent d’importants déplacements de populations, minent la cohésion nationale et entravent le développement”, a-t-elle déploré, en réaffirmant le soutien de l’UE au gouvernement du Burkina Faso, qui exerce actuellement la présidence du G5 Sahel.

Et de conclure que “l’Union européenne, avec ses Etats membres, demeure plus que jamais engagée auprès des autorités et du peuple burkinabè, mais aussi de tous les pays de la région, pour répondre de manière coordonnée aux défis actuels de sécurité, de stabilité et de développement au Sahel”.

L’attaque, perpétrée mercredi matin par des individus armés non identifiés, a visé un convoi de cinq autobus transportant des travailleurs de la mine d’or de Boungou, exploitée par la société canadienne Semafo, à 40 km de la mine.

Il s’agit de l’action la plus meurtrière enregistrée dans le pays depuis le début des violences armées il y a près de cinq ans.

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