L’intervention turque en Syrie sera au menu d’une réunion, jeudi à Bruxelles, des ministres de la Défense des pays de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), a annoncé l’Alliance atlantique.

Les alliés tenteront notamment “d’aplanir les divergences” apparues au sein de l’OTAN suite à l’opération militaire lancée par la Turquie, membre de l’Alliance, dans le Nord-Est de la Syrie, selon le secrétaire général de l’Organisation, Jens Stoltenberg.

“On ne peut pas nier qu’il y a des divergences”, a reconnu M. Stoltenberg en présentant mercredi la réunion ministérielle devant la presse.

Et d’ajouter que “les désaccords entre les alliés posent des problèmes et c’est pourquoi nous avons besoin d’une discussion franche et ouverte”.

Sans condamner l’offensive turque, M. Stoltenberg a mis l’accent sur les “légitimes préoccupations pour sa sécurité” avancées par la Turquie pour mener cette opération, tout en soulignant la nécessité de continuer à lutter contre l’organisation terroriste dite “Etats islamique ” car “le combat n’est pas terminé”.

Si l’organisation terroriste a été défaite, selon lui, par la coalition internationale à laquelle l’Otan participe, M. Stoltenberg insiste qu'”il faut éviter sa résurgence”.

Le SG de l’OTAN a salué, par ailleurs, l’accord de trêve négocié entre Washington et Ankara, affirmant que “nous sommes encouragés par les résultats de cet accord”.

Et de conclure que “l’urgence est maintenant un accord politique”.

L’opération turque lancée le 9 octobre dans le nord-est de la Syrie à l’encontre de la milice kurde des unités de protection du peuple (YPG) avait été suspendue pendant cinq jours, suite à un accord de trêve négocié entre Washington et Ankara.

Cette trêve visait à permettre aux Kurdes de se retirer de leurs positions se trouvant dans un projet de zone de sécurité que la Turquie veut instaurer au long de sa frontière, afin de séparer celle-ci des territoires sous l’autorité des forces kurdes.

 

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