Alors que la Bolivie atteint cette semaine une “étape décisive” dans son processus électoral, les Nations Unies “feront tout leur possible” pour aider le pays à organiser un vote crédible, transparent et inclusif, a déclaré l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Jean Arnault.

La Bolivie a été secouée, depuis octobre dernier par, une crise après que l’ancien président Evo Morales ait déclaré la victoire dans des élections contestées qui lui auraient accordé un quatrième mandat, ce qui a suscité des protestations de masse. Il a ensuite démissionné et s’est vu accorder l’asile au Mexique.

M. Arnault a salué lundi le début officiel de la campagne pour les élections générales du 3 mai. “Ainsi, une étape décisive du processus électoral et de la consolidation de la paix commence en Bolivie”, a-t-il dit dans une déclaration transmise par le service de presse de l’ONU.

“Pour que cela se fasse avec succès, les citoyens et les candidats, quelle que soit leur appartenance politique, doivent pouvoir exercer leurs droits constitutionnels et élire et être élus en toute liberté, sans abus, intimidation ou discrimination d’aucune sorte. La légitimité du processus électoral en dépendra”, a-t-il ajouté.

Toutefois, M. Arnault a estimé que la réalisation du vote sera difficile, étant donné le climat politique actuel en Bolivie, qu’il a décrit comme étant caractérisé par “une polarisation exacerbée”, mais aussi un mélange d’espoir, d’incertitude, d’agitation et de ressentiment.

“Il est impératif qu’un appel unanime soit lancé pour débattre pacifiquement et démocratiquement et pour éviter toute action qui violerait le droit à la liberté de réunion, d’expression, d’association, d’opinion et de circulation pacifique”, a-t-il relevé, ajoutant qu’il est également essentiel d’interdire les discours de haine, ainsi que l’incitation à la violence ou à la discrimination.

“Pour leur part, les Nations unies feront tout leur possible pour soutenir les efforts du pays en vue d’une élection crédible, transparente et inclusive”, a déclaré l’Envoyé spécial onusien.

Avec l’aide de partenaires, dont l’Union européenne, l’ONU fournira une assistance technique à l’organe électoral “pour qu’il remplisse son mandat exécutif et juridictionnel conformément aux attentes élevées que les citoyens ont placées dans les nouveaux gestionnaires du processus électoral”.

Les Nations Unies veilleront également au respect des droits de l’homme tout au long du processus, en veillant tout particulièrement à garantir une procédure régulière.

“Dans un contexte électoral, il est essentiel que des actes de persécution politique ne soient pas commis, y compris l’abus de procédures judiciaires”, a déclaré M. Arnault.

En outre, les Nations Unies s’emploieront à identifier et à suivre les plaintes pour harcèlement politique et électoral, ou pour violence, à l’encontre des femmes.

En collaboration avec les institutions et la société civile, l’ONU soutiendra également les efforts visant à résoudre les conflits susceptibles de provoquer un regain de violence.

“À cet égard, elle continuera à soutenir la facilitation menée par la Conférence épiscopale de Bolivie”, a déclaré M. Arnault, notant que “l’ONU accompagnera également les initiatives de dialogue pour la pacification et le développement démocratique du pays”.

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