Près de 28.000 enfants originaires d’une soixantaine de pays, dont près de 20.000 Irakiens, sont toujours bloqués dans le nord-est de la Syrie, rapporte le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).

Il ressort d’un récent rapport de l’UNICEF que près de 80 % de ces enfants ont moins de 12 ans et la moitié a moins de 5 ans, alors qu’au moins 250 garçons, dont certains n’ont que neuf ans, se trouvent en détention.

Le nombre réel pourrait pourrait être beaucoup plus élevé, avertit l’agence onusienne, ajoutant que le rapatriement de ces enfants et de leur familles est une priorité à cause de la dernière escalade dans le nord-est du pays.

L’Agence onusienne s’inquiète également de la situation des enfants étrangers et des dizaines de milliers d’enfants syriens qui luttent pour survivre dans des conditions de plus en plus difficiles dans les camps et centres de détention en Syrie, précisant que 40.000 enfants nouvellement déplacés dans le nord-est de la Syrie “sont extrêmement vulnérables et ont un besoin urgent d’être protégés”.

Les enfants ne devraient pas être détenus uniquement en raison de liens familiaux présumés avec des groupes armés ou de l’appartenance de membres de la famille à des groupes armés, précise la même source, ajoutant que les enfants, s’ils sont soupçonnés d’avoir commis un crime, devraient être traités “conformément aux principes de la justice pour mineurs”, l’accent étant mis sur leur réadaptation et leur retour à la vie civile.

“Notre message aux gouvernements est sans équivoque : L’intérêt supérieur de l’enfant devrait être une considération primordiale en tout temps”, conclut le rapport de l’UNICEF, qui appelle à une action urgente de la part des États membres et des parties au conflit.

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