Le Conseil de sécurité des Nations-Unies s’est déclaré à nouveau préoccupé par les problèmes de sécurité en Afrique de l’Ouest et au Sahel, citant notamment les menaces que représentent le terrorisme, la piraterie maritime, les conflits entre pasteurs et agriculteurs et la criminalité transnationale organisée.
Cette dernière se caractérise notamment par la traite des êtres humains, le trafic d’armes et de drogues et l’exploitation illégale de ressources naturelles, qui peuvent être liés entre eux, ont indiqué les membres du Conseil dans une déclaration publiée par sa Présidence, après avoir entendu il y a deux semaines l’exposé du Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas. Le Conseil a insisté sur le fait que la sécurité et la stabilité au Mali sont inextricablement liées à celles du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, ainsi qu’à la situation en Libye et en Afrique du Nord.
Les pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel sont à l’origine d’initiatives visant à combattre l’insécurité dans la région. Ces efforts et les mesures prises dans ce domaine par l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont été saluées par les membres du Conseil.
L’instance exécutive des Nations-Unies a également encouragé la CEDEAO et les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) à répertorier les domaines de complémentarité sur le plan de la prévention des conflits et de la pérennisation de la paix dans la région. Le Conseil de sécurité a en outre rappelé l’important rôle que joue le Bureau des Nations-Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) dans la fourniture d’une aide technique au Secrétariat permanent du G5 Sahel.
A cet égard, il a souligné que l’action collective de toute la région du Sahel doit être renforcée, conformément aux cadres existants, tout en se félicitant du resserrement de la coopération entre l’ONU et l’UA.

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