A la veille du 75ème anniversaire de la création de l’organisation des Nations-Unies, son Secrétaire général, Antonio Guterres, a plaidé jeudi pour un multilatéralisme “en réseau” et “inclusif” qui s’appuie sur les contributions “indispensables” de la société civile, des entreprises, des villes et des jeunes.

Nous avons besoin d’un multilatéralisme en réseau, réunissant les organisations régionales du système des Nations-Unies, les institutions financières internationales et autres (…). Un multilatéralisme inclusif, s’appuyant sur les contributions indispensables de la société civile, des entreprises, des villes, des régions et, en particulier, accordant plus de poids aux voix des jeunes”, a déclaré M. Guterres, lors d’une conférence de presse virtuelle.

Pour le chef de l’ONU, au 21ème siècle, les gouvernements “ne sont plus la seule réalité politique et de pouvoir”. “Et nous avons besoin d’un multilatéralisme efficace qui puisse fonctionner comme un instrument de gouvernance mondiale là où il est nécessaire”.

Le problème n’est pas que le multilatéralisme n’est pas à la hauteur des défis auxquels le monde est confronté, a-t-il remarqué. “Le problème est que le multilatéralisme actuel manque d’échelle, d’ambition et de mordant. Et certains des instruments qui ont des dents, montrent peu ou pas d’appétit à mordre, comme cela a été le cas récemment avec les difficultés rencontrées par le Conseil de sécurité”, a asséné le Secrétaire général.

“Nous devons donner au multilatéralisme les capacités de faire face à nos défis, non seulement pour répondre aux besoins immédiats mais aussi pour permettre aux générations futures de répondre aux leurs”, a plaidé Antonio Guterres.

 

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