Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres a invité mardi les États membres à réaffirmer leur engagement et soutenir les efforts de prévention des conflits et de consolidation de la paix à travers le monde, en finançant le Fonds pour la consolidation de la paix dont les besoins s’élèvent à 1,5 milliard de dollars pour les cinq prochaines années.
«L’ampleur des troubles dans le monde exige des efforts concertés pour apaiser les tensions et prévenir une nouvelle escalade » et « le défi sans précédent de la Covid-19 a encore aggravé des situations qui se détérioraient déjà avant la pandémie », a averti M. Guterres à l’occasion du lancement de la Conférence de haut niveau pour le réapprovisionnement du Fonds.

D’après le chef de l’ONU, le monde a besoin d’une «nouvelle approche» au multilatéralisme et à la coopération internationale, qui aille « au-delà de la réponse aux crises » et qui « stimule les investissements à long terme dans la prévention et la consolidation de la paix, parallèlement à nos efforts pour atteindre les Objectifs de développement durable ».

M. Guterres a évoqué la nécessité de «prendre des risques pour la paix», en « permettant aux parties prenantes disposant des ressources et de l’espace nécessaires de saisir les opportunités » et en rassemblant « de manière souple et réactive, toute la gamme des capacités du système des Nations Unies ».

«Le Fonds pour la consolidation de la paix vise justement à faire cela », a affirmé M. Guterres regrettant le sous-investissement massif du Fonds malgré son impact et son rapport coût/efficacité «largement reconnus» par les 50 pays qui en ont bénéficié.

Le Fonds est l’une des parties essentielles de l’architecture pour la consolidation de la paix de l’ONU, qui cherche à instaurer et pérenniser la paix par la prévention des conflits et l’élimination de leurs causes profondes.

Plus de 439 millions de dollars ont été promis mardi par 39 Etats membres lors de la Conférence, co-présidée par le président de la Sierra Leone, Julius Maada Bi, le Premier ministre du Soudan, Abdalla Hamdok, le ministre des affaires étrangères du Canada et président de la Commission de consolidation de la paix, Marc Garneau ainsi que le ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne, Heiko Maas.

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