Le Conseil des droits de l’Homme (CDH) des Nations Unies examinera cette semaine à Genève un projet de résolution réclamant une enquête de l’ONU sur les violations des droits humains au Venezuela.

Ce projet de résolution rendu public vendredi par l’ONU, et sur lequel les Etats membres du Conseil devront se prononcer en fin de semaine prochaine, demande à la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, de continuer à suivre la situation au Venezuela, tout en appelant le Conseil à envoyer d'”urgence une mission d’établissement des faits”, pour une durée initiale d’un an.

L’objectif de cette mission, si elle est acceptée par une majorité du CDH, sera d'”enquêter sur les exécutions extrajudiciaires, les disparitions forcées, les détentions arbitraires, la torture” et autres abus commis au Venezuela depuis 2014.

Le Venezuela traverse depuis des mois une profonde crise politique, avec la lutte entre le président Nicolas Maduro et l’opposant Juan Guaido, qui s’est proclamé président par intérim et a été reconnu comme tel par une cinquantaine de pays.

Le pays est aussi en proie à une grave crise économique et souffre de pénuries de nourriture et de médicaments.

La situation des droits humains au Venezuela fait par ailleurs l’objet de vives critiques des pays soutenant M. Guaido mais aussi de Mme Bachelet, qui déplore que la torture et les détentions arbitraires y existent encore.

La Haut-Commissaire a également demandé à Caracas de démanteler les Forces d’action spéciales (FAES, un corps d’élite de la police nationale créé en 2017), accusées par l’ONU de mener des exécutions extrajudiciaires.

Mme Bachelet n’a toutefois jamais demandé d’enquête sur le Venezuela, contrairement à son prédécesseur Zeid Raad al Hussein. Lors d’une conférence début septembre, elle a expliqué son approche, soulignant que son objectif était d’ouvrir au cours des prochains mois un bureau permanent du Haut-Commissariat au Venezuela.

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