L’envoyé de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, a dénoncé la frappe aérienne ayant visé lundi une usine dans le sud de Tripoli, et qui aurait fait dix morts et plus de 35 blessés.

“Il semble que la majorité des morts soient des migrants”, a déploré M. Salamé devant le Conseil de sécurité à New York.

Au-delà de cette tragédie, l’envoyé de l’ONU a noté que les lignes de front dans le sud de la capitale libyenne sont très fluides et qu’il y a une implication croissante de mercenaires et de combattants d’entreprises militaires privées étrangères, ce qui entraîne une intensification de la violence.

“L’utilisation de moyens aériens et technologiques de précision est devenue une caractéristique dominante d’un conflit de faible intensité”, a souligné M. Salamé.

Il a rappelé que l’aéroport de Mitiga, près de Tripoli, restait fermé depuis plus de deux mois et demi à cause de bombardements aveugles et de frappes aériennes.

Selon lui, il faut que cet aéroport rouvre dès que possible. Il a précisé qu’en collaboration avec les ministres de l’intérieur et des transports du gouvernement de l’Accord national, il travaillait sur un certain nombre de mesures pratiques pour atteindre cet objectif.

S’agissant du processus politique, l’envoyé onusien a émis l’espoir que réussisse le sommet international sur la Libye qui doit avoir lieu à Berlin.

«À l’appui du processus de Berlin, j’ai noué de nombreux contacts avec le Premier ministre Serraj et les commandants des forces du gouvernement de l’Accord national et j’ai également rencontré le général Haftar et des responsables politiques qui le soutiennent. Un accord est possible sur le règlement du conflit et sur les bases d’un retour au processus politique », a-t-indiqué.

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