L’organisation des Nations-Unies a déploré, mardi, l’expansion continue des activités de colonisation israélienne dans les territoires palestiniens occupés, ainsi que la menace par Israël d’annexer des parties de la Cisjordanie.

“Le début de l’année 2020 a vu l’expansion continue des activités de colonisation et la menace d’annexion de parties de la Cisjordanie”, a déclaré la Secrétaire générale adjointe de l’ONU aux affaires politiques et de consolidation de la paix, Rosemary DiCarlo, lors du débat public trimestriel du Conseil de sécurité consacré à la question palestinienne.

La cheffe du bureau des affaires politiques des Nations-Unies a réitéré, à cet égard, que toutes les colonies israéliennes sont illégales du point de vue du droit international et demeurent de ce fait “un obstacle à la paix” au Proche-Orient.

“L’annexion de tout ou partie de la zone C (en Cisjordanie), si elle est mise en œuvre, porterait un coup dévastateur à une éventuelle relance des négociations, à la promotion de la paix régionale et à l’essence de la solution à deux Etats”, a mis en garde Mme DiCarlo.

Elle a également déploré la poursuite de la violence sporadique dans les territoires palestiniens occupés, où quelque 220 Palestiniens, dont 80 enfants, ont été blessés lors de divers incidents, notamment lors d’affrontements, de manifestations, d’opérations de perquisition et d’arrestation et de violences liées aux colons.

Malgré les efforts en cours, la situation socio-économique dans la bande de Gaza reste très difficile, a regretté la responsable onusienne.

“Les mesures humanitaires et économiques ne suffiront pas à elles seules à résoudre les immenses défis de Gaza”, a dit Mme DiCarlo. “Au fond, les problèmes de Gaza sont politiques et nécessitent des solutions politiques”.

Par conséquent, elle a appelé toutes les parties à prendre des mesures concrètes pour garantir la réunification de Gaza et de la Cisjordanie, et Israël à améliorer considérablement la circulation et l’accès des marchandises et des personnes à destination et en provenance de la bande de Gaza.

De son côté, l’ambassadeur de la Palestine à l’ONU, Riyad Mansour, a également fait état d’une situation humanitaire “dramatique” à Gaza.

Les estimations de la Banque mondiale font état d’un chômage de 53% et d’un taux choquant de 67% chez les jeunes de Gaza, a-t-il dit devant les membres du Conseil de sécurité.

La pauvreté, l’insécurité alimentaire et le désespoir sont également en hausse dans ce territoire palestinien assiégé, alors que près de 97% des eaux reste impropre à la consommation humaine à Gaza, s’est indigné l’ambassadeur palestinien.

Sans l’aide de l’Office des Nations-Unies de travaux et de secours pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) et d’autres agences et organisations internationales, “la situation se serait effondrée depuis longtemps”, a-t-il dit.

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