Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a annoncé la création un comité d’enquête chargé d’examiner une série d’incidents survenus au nord-ouest de la Syrie depuis la signature du mémorandum sur la stabilisation de la situation dans la zone de désescalade d’Idlib entre la Russie et la Turquie le 17 septembre 2018.
“L’enquête portera sur la destruction ou les dégâts causés aux installations figurant sur la liste de désescalade et aux installations soutenues par l’ONU dans la région”, a précisé son porte-parole, Stéphane Dujarric, dans un communiqué.
Le Comité d’enquête interne du siège des Nations Unies examinera les faits concernant ces incidents et fera rapport au Secrétaire général à la fin de ses travaux, indique-t-on.
“Le Secrétaire général exhorte toutes les parties concernées à coopérer avec le Comité une fois celui-ci mis en place”, a souligné son porte-parole.
Mardi, le chef des affaires humanitaires de l’ONU, Mark Lowcock, a dénoncé devant les membres du Conseil de sécurité l’inaction de ces derniers face au “carnage” en cours à Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie.
“Depuis plus de 90 jours, les bombardements et le pilonnage du gouvernement de la Syrie, soutenu par la Fédération de Russie, ont produit un carnage dans la zone dite de désescalade d’Idlib”, a déploré M. Lowcock. Un carnage et une indifférence de la communauté internationale qu’avait déjà dénoncé la cheffe des droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, vendredi dernier.

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