L’Assemblée générale des Nations-Unies a rejeté, à nouveau jeudi, le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis et appelé à y mettre fin, tout en soulignant son caractère illégal et anti-multilatéral.

Dans une résolution adoptée à une très grande majorité, la 29è depuis 1992, l’Assemblée générale a appelé à la levée du blocus économique américain contre Cuba, qui dure déjà depuis presque six décennies.

La résolution a été approuvée par 187 Etats membres, alors que seulement trois pays ont voté contre, et deux se sont abstenus.

Comme chaque année, sauf en 2016, où ils se sont abstenus, les Etats-Unis et Israël ont voté contre, ainsi que le Brésil qui les a rejoints. La Colombie et l’Ukraine se sont abstenues. Pour la première fois, le Brésil et la Colombie n’ont pas appuyé la résolution, portant ainsi une entorse à la position unanime de l’Amérique latine et des Caraïbes.

Dans le texte adopté, les Etats membres se disent préoccupés par l’adoption et l’application de lois et de règlements qui affectent la souveraineté d’autres Etats et les intérêts des populations qui y vivent.

Ils appellent également les Etats à agir conformément au droit international et à la Charte des Nations Unies, en mettant l’accent sur la liberté de communication et de navigation.

La résolution invite également le Secrétaire général de l’ONU à préparer un rapport sur la mise en œuvre du texte, qui devrait être présenté à la prochaine session de l’Assemblée générale.

L’embargo imposé par les États-Unis à Cuba dure maintenant depuis 57 ans.

 

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