Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a averti mercredi que le Yémen est au bord du gouffre et de l’effondrement dans un contexte de conflit et de crise économique, affirmant que le pays se trouve désormais à un point de rupture.

Selon l’agence onusienne, le pays se trouve désormais à un point de rupture, car le conflit et les difficultés économiques entraînent le pays « au bord de la famine », une situation qui risque « d’annuler les progrès réalisés par l’action humanitaire au cours des dernières années ».

« Le Yémen est une crise provoquée par l’homme et il existe une solution provoquée par l’homme », a déclaré le Directeur exécutif du PAM, David Beasley, cité par un communiqué, prônant plus « de financement, d’accès et finalement de paix », pour remédier à ce scénario catastrophe.

« En 2018, nous avons tiré le Yémen du bord du gouffre. Nous pouvons le faire à nouveau, si nous avons les fonds et l’accès », a insisté M. Beasley.

La situation dans ce pays s’est détériorée au-delà du point atteint en 2018. Au cours des six derniers mois, les familles des zones contrôlées par les autorités de Sanaa n’ont reçu une aide alimentaire qu’un mois sur deux.

Le PAM dit “s’efforcer donc d’utiliser au mieux ses ressources limitées et d’éviter les interruptions totales de l’aide. Mais cela a rendu la vie plus difficile pour des millions de personnes”. En trois mois seulement, le nombre de personnes ayant une consommation alimentaire insuffisante dans ces zones est passé de 28 à 43%, selon les données du PAM.

Au total, plus de 20 millions de personnes au Yémen sont en situation d’insécurité alimentaire, dont 13 millions ont besoin de l’aide alimentaire du PAM pour satisfaire leurs besoins quotidiens. « Trois autres millions de personnes risquent de voir leur situation alimentaire s’aggraver alors que le nouveau coronavirus balaie le Yémen sans être contrôlé », alerte l’agence onusienne.

 

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