Le Coordonnateur des secours d’urgence des Nations-Unies, Mark Lowcock, a averti mardi le Conseil de sécurité que la crise humanitaire au Yémen continuait d’empirer et que la famine menaçait de nouveau la population de ce pays en proie à un conflit armé vieux de plusieurs années.

“La crise humanitaire au Yémen n’a jamais été aussi pire”, a déclaré M. Lowcock aux membres du Conseil, avertissant que le conflit s’intensifiait de nouveau et que les agences humanitaires sont encore une fois à bout de ressources.

En parallèle, la pandémie du COVID-19 se propageait de manière incontrôlable, s’est inquiété le chef de l’humanitaire des Nations-Unies.

Il a également fait état de 43 lignes de front actives actuellement au Yémen, contre 33 en janvier dernier. “Les Yéménites ont besoin d’un cessez-le-feu à l’échelle nationale”, a insisté M. Lowcock.

De son côté, Martin Griffiths, l’Envoyé spécial de l’ONU pour le Yémen, a informé les membres du Conseil de sécurité sur l’état d’avancement des négociations de paix en cours depuis quatre mois entre les parties en conflit dans le pays.

Il a indiqué que les deux parties ont fourni des commentaires sur divers projets et propositions, mais qu’elles doivent encore parvenir à un accord sur un texte final.

M. Griffiths a dit qu’il est important que les deux parties continuent de s’engager dans le processus de paix, soulignant toutefois que les négociations doivent aboutir “avant que la fenêtre d’opportunité ne se referme”. L’Envoyé spécial a averti que la situation militaire ne s’était pas améliorée au cours du mois dernier

 

 

Bouton retour en haut de la page
Fermer