Le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme s’est dit “profondément alarmé” mercredi par la violence en Centrafrique, qui “présente de sérieux risques pour la sécurité des civils et l’exercice du droit de vote”, quelques jours avant la présidentielle et les législatives.

“Nous sommes profondément alarmés par les informations faisant état d’une escalade de la violence alimentée par les griefs politiques et les discours de haine, cette situation entraînant le déplacement forcé de civils, y compris vers les pays voisins”, a déclaré Liz Throssell, porte-parole du Haut-Commissariat, citée dans un communiqué.

“Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme se joint au Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, pour demander à toutes les parties en République Centrafricaine de mettre fin à la violence”, a souligné Mme Throssell.

Elle a également rappelé “à toutes les parties, y compris les forces de sécurité et les groupes armés, ainsi que les forces internationales et étrangères, qu’elles sont tenues de respecter le droit international humanitaire et le droit international relatif aux droits de l’homme applicables. La protection des civils est primordiale”.

Les pays voisins, l’Union africaine et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale ont un rôle primordial à jouer pour assurer une résolution pacifique de cette crise et protéger la population civile, estime encore le Haut commissariat.

Quelques jours avant la tenue des élections présidentielle et législatives prévues dimanche, la Russie a annoncé mardi avoir envoyé “300 instructeurs militaires supplémentaires” en Centrafrique, où elle soutient le pouvoir en place.

La veille, Moscou avait soutenu qu’elle n’avait pas envoyé de troupes sur place, allant à l’encontre d’une annonce du gouvernement centrafricain faisant état de l’envoi de “plusieurs centaines” de soldats russes et d’équipements lourds dans le cadre d’un accord de coopération bilatérale.

Dans ce pays très instable, marquée par une sanglante guerre civile, des groupes armés occupent plus des deux-tiers du pays. Trois des plus puissants d’entre eux avaient attaqué vendredi des axes routiers vitaux pour l’approvisionnement de la capitale Bangui et ont annoncé leur alliance.

Mardi, la quatrième ville du pays, Bambari, à quelque 380 km au nord-est de la capitale Bangui, est tombée aux mains de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), un de ces groupes armés. La ville est désormais “sous contrôle” des Casques bleus et des forces de sécurité intérieure, a annoncé mercredi l’ONU.

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