L’avenir de la compagnie aérienne à bas coût “Flybe” a été assuré après la signature mardi soir d’un accord de sauvetage entre le gouvernement et les actionnaires de la société, à l’issue de plusieurs jours de discussions marathon pour éviter la faillite du transporteur régional.

“Je suis ravie que nous ayons trouvé un accord avec les actionnaires de Flybe pour que la société continue à fonctionner, et pour s’assurer que les régions britanniques restent connectées”, a tweeté la ministre britannique des Entreprises, Andrea Leadsom.

L’annonce des difficultés de Flybe avait ému la classe politique britannique ces derniers jours, beaucoup de parlementaires enjoignant au gouvernement de Boris Johnson d’intervenir estimant que cette compagnie était capitale pour assurer le transit dans beaucoup de régions du pays où il n’existe pas de train à grande vitesse.

L’accord en question comprend un prêt potentiel de l’ordre de 100 millions de livres sterling et/ou un éventuel report à court terme d’un projet de loi sur les droits des passagers aériens (APD) de 106 millions de livres sterling, ainsi qu’un engagement de revoir les taxes sur les vols intérieurs, selon la presse britannique.

D’après le quotidien The Guardian, le gouvernement est toujours en négociations pour finaliser tout prêt à Flybe, bien que des sources du Trésor aient nié avoir annoncé avoir accepté de différer l’APD en cours, tout en confirmant avoir accordé à la compagnie aérienne une prolongation à court terme pour régler sa dette.

La compagnie régionale, qui emploie plus de 2.000 salariés et transporte environ 8 millions de passagers par an vers 170 destinations européennes, s’est trouvée au bord de la faillite, un an après y avoir déjà échappé grâce à son rachat par le consortium d’investisseurs Connect Airways, qui comprend la compagnie Virgin Atlantic et les fonds Stobart et Cyrus.

La faillite de Flybe aurait été la deuxième majeure dans le secteur aérien après la banqueroute retentissante en septembre du voyagiste Thomas Cook, qui employait 9.000 personnes dont la plupart ont perdu leur emploi.

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