L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé mercredi un appel de fonds de 675 millions de dollars pour financer le nouveau plan mondial de riposte au coronavirus au cours des trois prochains mois.

“Pour lutter contre la propagation de la nouvelle flambée de coronavirus (2019-nCoV) en Chine et dans le monde, et protéger les États dotés de systèmes de santé plus faibles, la communauté internationale a lancé un plan stratégique de préparation et de riposte de 675 millions de dollars couvrant les mois de de février à avril 2020”, indique un communiqué de l’OMS.

“L’efficacité de la riposte à la flambée de l’épidémie dépend des mesures de préparation mises en place”, a déclaré Dr Mike Ryan, chef du programme OMS de gestion des urgences sanitaires. «C’est pourquoi nous recherchons des ressources pour protéger les pays les plus vulnérables”, a-t-il ajouté.

Le plan stratégique de préparation et de riposte pour le nouveau coronavirus définit les activités et les ressources nécessaires aux organisations internationales de la santé dans le monde, y compris l’OMS, pour mettre en œuvre des mesures de santé publique prioritaires à l’appui des pays afin de préparer et répondre au nCoV-2019 pour une période février-Avril 2020, poursuit le communiqué.

Le plan vise à “limiter la transmission interhumaine du virus, en particulier dans les pays les plus vulnérables en cas d’épidémie, identifier, isoler et soigner les patients tôt, communiquer des informations sur les risques et événements critiques, minimiser l’impact social et économique, réduire la propagation du virus à partir de sources animales, et aborder des inconnues cruciales”.

Le plan se concentre sur l’établissement rapide d’une coordination internationale et d’un soutien opérationnel, le renforcement de la préparation des pays et les opérations de riposte et l’accélération de la recherche et de l’innovation prioritaires.

Fin janvier, l’OMS a élevé l’épidémie au rang d'”urgence de santé publique de portée internationale”.

L’OMS n’a jusqu’ici utilisé ce terme que pour de rares cas d’épidémies requérant une réaction mondiale vigoureuse, dont la grippe porcine H1N1 en 2009, le virus Zika en 2016 et la fièvre Ebola, qui a ravagé une partie de l’Afrique de l’Ouest de 2014 à 2016 et la République démocratique du Congo depuis 2018.

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