Si l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) a enchainé, depuis son lancement en 2005, les réalisations socio-économiques pour les couches sociales défavorisées de la province de Tarfaya, elle ne perd pas de vue l’objectif d’investir dans l’apprentissage précoce.

Au moment où la généralisation de l’enseignement préscolaire est érigée au rang de priorité nationale, d’importantes disparités liées à des facteurs économiques, sociaux et culturels persistent et plusieurs défis sont à relever pour améliorer et faciliter l’accès du plus grand nombre d’enfants à des structures d’accueil de qualité.

Pour la Phase III de l’INDH (2019-2023), l’appui au préscolaire en milieu rural défavorisé constitue un axe prioritaire destiné à soutenir le développement du capital humain des générations montantes.

Précisément, le quatrième programme de ce chantier national d’envergure est dédié à l’impulsion du capital humain des futures générations pour l’accompagnement de l’individu depuis la petite enfance et tout au long de son cycle de vie.

Sans nul doute, l’impact de la préscolarisation, notamment sur les déperditions scolaires, l’accès à l’école primaire et l’amélioration globale de la trajectoire scolaire, contribue in fine à l’amélioration de l’indice national de capital humain, en accroissant la durée moyenne de scolarisation, composante clé de l’indice du capital humain (ICH).

A Tarfaya, comme dans d’autres provinces du Royaume, l’INDH ambitionne d’agir sur la disponibilité́ d’une offre préscolaire dans les zones rurales et reculées, de veiller à la qualité de l’offre préscolaire pour pallier l’hétérogénéité des systèmes actuels, de renforcer, si nécessaire, la prise de conscience des parties prenantes à l’importance de l’enseignement préscolaire afin d’augmenter la demande de la part des parents, notamment concernant la scolarisation des filles.

A L’école Amgriou, “l’ouverture, l’apprentissage et l’éducation” sont les mots d’ordre dans cet établissement situé dans la commune de Tah.

L’objectif est d’apporter un concours précieux au développement socio-cognitif, physique, psychomoteur des enfants, ainsi qu’à leur éveil intellectuel, comme l’a déclarée à la MAP Fatiha Ammari, éducatrice à cette école, ajoutant que ces mots d’ordre aident à l’épanouissement artistique et esthétique des petits écoliers.

“Notre école a connu une grande évolution en matière d’éducation préscolaire au cours des trois dernières années grâce au partenariat tissé entre le ministère de l’Éducation nationale, l’INDH et la Fondation marocaine pour la promotion de l’enseignement préscolaire”, a fait remarquer pour sa part le directeur de cet établissement éducatif, Mohamed Dakkak.

Il a expliqué que l’INDH oeuvre pour améliorer les conditions d’accueil des élèves au niveau des structures et des équipements, tandis que la Fondation marocaine pour la promotion de l’enseignement préscolaire a contribué à la mise en place d’un enseignement conforme aux besoins des enfants de ce niveau.

L’école compte désormais plus de 20 élèves en première et deuxième années du préscolaire, a fait savoir M. Dakkal, relevant que la porte est ouverte aux nouvelles inscriptions dans l’avenir.

L’INDH adopte ainsi une réponse intégrée aux enjeux du préscolaire en harmonie avec les nombreuses initiatives publiques, parapubliques, privées et associatives visant à faciliter l’accès et améliorer ce type de l’enseignement, qui reste un facteur décisif pour la réussite sociale et économique des générations montantes et leur intégration au sein de la société.

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