L’adoption d’une approche participative ayant une dimension éducative et proactive pourrait limiter la fraude aux examens scolaires, a estimé le directeur provincial du ministère de l’Education nationale dans la préfecture d’arrondissement Moulay Rachid (Casablanca), Tarik Arsalani.

Chaque année, le ministère de l’Education nationale, l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (AREF) de Casablanca-Settat et les directions provinciales mettent en œuvre une panoplie de mesures avec pour objectifs d’empêcher les élèves d’utiliser des pratiques interdites et d’éviter l’application des sanctions disciplinaires prévues par la loi à leur encontre, a indiqué M. Arsalani dans un entretien à la MAP.

Il s’agit notamment d’organiser des campagnes de sensibilisation sur la fraude et des rencontres de communication avec les directeurs des établissements scolaires, de mettre en place des affiches sur ce phénomène et ses conséquences, de mobiliser des cellules de vigilance aux niveaux national et régional, ainsi que des équipes locales et provinciales pour assurer la surveillance lors des examens, outre la sanction des élèves impliqués dans des pratiques malsaines en prenant à leur encontre des mesures disciplinaires et pénales (loi 02-13), a-t-il dit.

Selon M. Arsalani, la fraude pourrait être limitée en renforçant davantage le rôle des associations des parents d’élèves, des enseignants et de l’administration dans la sensibilisation des familles, le partage des informations entre les différentes parties concernées et la consolidation de la confiance entre la famille et l’école, le but étant d’endiguer la propagation de ces pratiques malsaines parmi les enfants.

Et d’ajouter que la réalisation de cet objectif passe également par le renforcement du rôle du conseil de l’école et des conseils pédagogiques en coordination avec l’administration des établissements scolaires pour la mise en place de programmes qualitatifs dès la rentrée scolaire afin de soutenir les élèves en difficulté, les préparer aux examens scolaires et sensibiliser les élèves sur les conséquences de la fraude.

Il a, en outre, relevé l’importance de tirer profit des médias pour l’élaboration de programmes ciblés qui traitent du phénomène de la fraude aux examens et son impact sur l’élève, d’informer les parents des mesures auxquelles l’enfant est exposé au cas où il est surpris en train de tricher, d’élaborer un système d’évaluation pédagogique des examens basé sur des règles solides qui ne laissent aucune possibilité pour tricher et d’utiliser des techniques modernes pour l’évaluation.

Concernant les causes de la fraude et les moyens de traiter ce phénomène, M. Arsalani a indiqué que la triche est une « forme de trahison », citant à titre d’exemple le fait de copier des idées d’un livre, l’assistance d’un élève ou l’utilisation de moyens électroniques et de réseaux sociaux.

Le problème de la fraude aux examens scolaires, a-t-il dit, est l’une des pratiques malsaines auxquelles l’enseignement est confronté et ayant un grand impact sur la vie scolaire de l’élève.

La fraude aux examens est une manifestation du manque de sens de responsabilité et un comportement déviant qui détruit l’un des piliers importants de l’enseignement à savoir l’opération d’évaluation, c’est pourquoi, a-t-il indiqué, la triche est perçue comme « une falsification des résultats de l’évaluation », ce qui affaiblit l’efficacité du système pédagogique dans son ensemble et empêche la réalisation des objectifs fixés.

Il existe plusieurs causes à la fraude aux examens notamment les faibles capacités de l’élève, le manque de confiance en soi, l’absence d’intérêt aux études, la peur, la mauvaise préparation aux examens et le souhait d’obtenir une bonne note pour le passage à un niveau supérieur sans déployer aucun effort, a poursuivi M. Arsalani.

Le nombre des candidats à la session ordinaire de l’examen national unifié du baccalauréat, au titre de l’année 2021, s’élève à 12.490 candidats au niveau de la préfecture d’arrondissement Moulay Rachid (Casablanca).

Selon la direction provinciale du ministère de l’Education nationale, l’effectif des candidats lors de cette session a augmenté de 17,32 pc par rapport à l’année 2020 (10.646 candidats).

Pour l’occasion, une série de mesures ont été prises notamment la stérilisation des salles, des bureaux, des établissements et d’autres espaces de travail.

Afin de renforcer ces mesures d’ordre organisationnel, il a été décidé de mettre en œuvre des mesures préventives notamment la mesure de la température des intervenants dans les opérations de l’examen, la distanciation physique, la mise en place des mécanismes nécessaires pour organiser l’entrée et la sortie des candidats aux centres des examens, la stérilisation des mains et le port de masques de protection.

Bouton retour en haut de la page
Fermer