L’Union européenne (UE) a condamné la nouvelle frappe aérienne qui a visé un quartier résidentiel dans la banlieue sud-est de Tripoli, faisant au moins trois morts, tous des enfants, et huit blessés.

Ce raid aggrave le bilan humain de l’escalade de la violence en Libye qui “fait encore plus de victimes civiles”, a déploré la porte-parole de la cheffe de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini.

La déclaration relève qu’après six mois de reprise des combats, la situation en Libye “continue de se détériorer”. Elle dénonce les différentes frappes aériennes menées jusqu’ici dans des zones urbaines à Tripoli et ses environs, et “qui ont fait davantage souffrir la population libyenne”.

“Toutes les parties doivent respecter le droit international humanitaire et les droits de l’homme, et en particulier assurer la protection des civils”, souligne l’UE qui insiste que “les responsables de crimes de guerre doivent répondre de leurs actes”.

La déclaration réaffirme la position de l’UE qui considère qu'”il n’y a pas de solution militaire à la crise libyennes”, en appelant “toutes les parties à mettre fin immédiatement aux hostilités et à reprendre les négociations politiques sous l’égide des Nations Unies”.

L’Union européenne a réitéré à cet égard son ferme soutien au travail du représentant spécial des Nations unies en Libye, Ghassan Salamé, visant à relancer le processus politique.

Et de conclure que la communauté internationale “a le devoir d’unir et d’accompagner les Libyens dans la consolidation de la paix, la réconciliation et la stabilité dans le pays”.

Le Gouvernement d’union nationale libyen (GNA) qui a attribué aux forces du maréchal Khalifa Haftar la responsabilité de ce massacre, a exhorté la Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul) à oeuvrer pour protéger les civils, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité.

La Libye est politiquement divisée entre un gouvernement basé dans l’ouest soutenu par l’ONU et un gouvernement basé dans l’est.

L’Armée nationale libyenne (ANL), basée dans l’est du pays et dirigée par le général à la retraite Khalifa Haftar, mène une offensive depuis début avril pour conquérir la capitale libyenne, où siège le gouvernement d’union nationale reconnu par la communauté internationale.

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