La France, l’Allemagne et l’Italie ont appelé, samedi, toutes les parties libyennes et leurs soutiens étrangers à “cesser immédiatement les combats et de mettre un terme à l’escalade militaire” en cours à travers le pays.

Dans un communiqué conjoint, le Président français Emmanuel Macron, la Chancelière allemande Angela Merkel et le Président du Conseil italien Giuseppe Conte affirment partager “de graves préoccupations” concernant la montée des tensions militaires dans ce pays et le “risque accru” d’une escalade régionale.

Les trois responsables européens, qui se sont réunis samedi à Bruxelles en marge du Conseil européen pour évoquer la situation en Libye, demandent également à tous les acteurs étrangers de “mettre fin à leurs ingérences croissantes et de respecter pleinement l’embargo sur les armes établi par le Conseil de sécurité des Nations unies”.

“Nous prenons nos responsabilités et sommes déterminés à assurer la pleine efficacité de l’opération Irini dans le but de prévenir toute escalade sur le terrain”, soulignent-ils dans leur communiqué conjoint, se disant “prêts à envisager un recours éventuel à des sanctions si les violations de l’embargo en mer, sur terre ou dans les airs se poursuivent”.

Ils affirment attendre avec “intérêt” les propositions que le Haut-représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité fera à cette fin.

“Nous soutenons les efforts des Nations unies en vue d’obtenir la signature d’un accord de cessez-le-feu durable et crédible dans le cadre des négociations en cours au sein du Comité 5+5”, relèvent les trois dirigeants européens.

Dans ce moment “critique”, ils affirment encourager également les Nations unies à explorer toutes les options pour réduire les tensions, “y compris celles d’un large désengagement de forces voire d’une éventuelle démilitarisation dans certaines régions”.

“Nous réaffirmons la nécessité qu’un représentant spécial du Secrétaire général en Libye soit rapidement nommé”, notent le président français, la chancelière allemande et le président du Conseil italien, qui rappellent à toutes les parties libyennes et internationales qu’un règlement politique de la crise libyenne “doit être pleinement inclusif et fondé sur les conclusions de la Conférence de Berlin”.

“Nous rappelons également qu’il est nécessaire de lever rapidement le blocus pétrolier et de garantir une répartition équitable et transparente des revenus pétroliers au profit de tous les Libyens”, concluent-ils.

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