Le Parlement libanais a dû reporter mardi, pour la deuxième fois, l’examen de propositions de lois dénoncées par les contestations qui secouent le pays depuis plus d’un mois, après les tensions qu’a connu Beyrouth.

“La séance a été reportée à une date qui sera déterminée ultérieurement”, a annoncé un responsable du Parlement, Adnane Daher, lisant un communiqué devant les caméras de télévision.

Selon lui, l’absence de quorum et “les conditions exceptionnelles actuelles, en particulier sécuritaires” sont les principales causes du report de la séance, consacrée aux proposition contestées, dont une loi d’amnistie accusée de vouloir absoudre des cas de corruption.

Les manifestants, dans la rue depuis le 17 octobre, réclament un gouvernement transitoire formé exclusivement de technocrates totalement indépendants des partis au pouvoir, tous conspués sans exception.

Depuis la démission du gouvernement le 29 octobre sous la pression populaire, M. Aoun avait affirmé être en faveur d’un gouvernement “techno-politique” mais sans jamais faire allusion à l’inclusion d’éventuels représentants du mouvement.

Mardi, le président libanais s’est finalement dit ouvert à un gouvernement incluant des représentants du mouvement populaire.

“Le nouveau gouvernement sera politique et inclura des spécialistes et des représentants du mouvement populaire”, a indiqué M. Aoun, cité sur le compte Twitter de la présidence, lors d’une rencontre avec le coordinateur spécial de l’ONU pour le Liban , Jan Kubis.

Selon la constitution, le chef d’Etat a la charge de déclencher les consultations parlementaires en vue de désigner un nouveau Premier ministre.

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