Le Premier ministre libanais démissionnaire, Saad Hariri, a été chargé par le chef de l’État, Michel Aoun, de continuer à expédier les affaires courantes du pays jusqu’à la nomination d’un nouveau gouvernement, a annoncé le palais présidentiel dans un communiqué.

M. Aoun a “demandé au gouvernement de poursuivre la gestion des affaires courantes jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement, conformément à la Constitution”, indique le communiqué. M. Hariri a annoncé mardi soir sa démission et celle de son cabinet, sur fond de grandes pressions de la rue contre la classe politique libanaise.

Il a expliqué avoir voulu “répondre à la volonté de nombreux libanais qui sont descendus dans la rue pour réclamer le changement”, appelant “tous les Libanais (…) à protéger la paix civile”.

La départ de M. Hariri, 49 ans, a apaisé en quelques sortes les tensions dans la rue, avec la levée de la plupart des barricades installées par les protestataires qui réclament depuis près de deux semaines un changement politique radical ainsi que l’assainissement de la vie politique libanaise.

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