A l’occasion d’une réunion ministérielle consacrée au Liban, en marge du débat général de l’Assemblée générale des Nations-Unies, le Secrétaire général de cette organisation, Antonio Guterres, a dit espérer que les dirigeants libanais prennent des “mesures concrètes” pour la mise en œuvre de réformes économiques, sociales et politiques pour enrayer la crise profonde dans le pays.

“Le Liban est confronté à une tempête parfaite : une crise financière et socio-économique prolongée avec une augmentation sans précédent du chômage et de la pauvreté, associée à la pandémie de Covid-19”, a déploré M. Guterres, lors de cette réunion du groupe international de soutien au Liban, ajoutant que la double explosion survenue dans le port de Beyrouth en août dernier n’a fait qu’exacerber ces défis.

« Cette dernière tragédie doit être un appel au réveil. Onze mois après que tant de personnes sont descendues dans la rue pour appeler au changement, nous espérons que des mesures concrètes seront prises pour mettre en œuvre des réformes économiques, sociales et politiques », a souligné le chef de l’ONU.

Le Secrétaire général de l’ONU a salué la désignation de Mustapha Adib au poste de Premier ministre du Liban comme étant «un pas dans la bonne direction », mais a appelé à la formation rapide d’un gouvernement capable de répondre aux aspirations et aux besoins légitimes exprimés par le peuple libanais et de mettre rapidement en œuvre des réformes clés et des changements fondamentaux.

« Sans une telle action, la capacité du pays à se relever et à se reconstruire sera mise en péril, ce qui aggravera les troubles et les difficultés pour le peuple libanais », a-t-il prévenu.

Mais « les réformes ne sont pas un objectif en soi », a souligné M. Guterres. « Elles doivent répondre aux demandes légitimes du peuple libanais en faveur d’un plus grand bien-être, d’une responsabilité, d’une transparence et d’une capacité à lutter contre la corruption », a-t-il dit, jugeant essentiel de « regagner la confiance des citoyens libanais ».

M. Guterres a salué l’initiative de la France d’accueillir une deuxième conférence des donateurs pour le Liban en octobre, et émis l’espoir « que les dirigeants politiques libanais se montreront à la hauteur » de leurs responsabilités.

« C’est le moment de donner la priorité à l’intérêt national et de placer les gens avant la politique », a-t-il souligné.

Le Groupe international de soutien au Liban rassemble les Nations-Unies et les gouvernements de l’Allemagne, de la Chine, des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Royaume-Uni et de la Fédération de Russie, ainsi que l’Union européenne et la Ligue des États arabes.  Il a été créé en septembre 2013 pour aider à mobiliser les soutiens en faveur de la stabilité, de la souveraineté et des institutions de l’État libanais

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