Le Parlement européen (PE) se prononcera, mercredi prochain, sur l’ensemble de la prochaine Commission européenne, dirigée par l’Allemande Ursula Von der Leyen, pour une entrée en fonction à vingt-sept (sans le Royaume-Uni) le 1er décembre, a annoncé jeudi le président de l’institution législative européenne, David Sassoli.

Ce vote d’investiture qui aura lieu en plénière à Strasbourg, intervient suite à la clôture de la procédure des auditions des commissaires désignés par les 27 pays devant rester dans l’Union européenne (UE) après le départ du Royaume-Uni, a-t-il précisé à l’issue de la Conférence des présidents du PE.

Après une évaluation finale des auditions de l’ensemble des commissaires désignés, la Conférence réunissant M. Sassoli et les dirigeants des groupes politiques au sein du Parlement européen a “donné son feu vert et déclaré les auditions officiellement closes”, a-t-il précisé.

“Ces deux derniers mois, le Parlement européen a joué son rôle démocratique, en examinant de près les performances des commissaires désignés. Les auditions ont été approfondies, et parfois difficiles, mais il s’agit pour les eurodéputés de la seule opportunité de vérifier en tout transparence si les commissaires désignés sont prêts à mener à bien leur future mission”, a-t-il indiqué.

Et d’ajouter qu'”aujourd’hui, nous avons terminé l’évaluation finale et nous sommes prêts à voter sur l’ensemble du Collège des commissaires la semaine prochaine”.

S’agissant des défis du prochain exécutif européen qui succédera à l’équipe du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, M. Sassoli a souligné que “durant les cinq prochaines années, l’Europe devra faire face à de nombreuses problématiques, qu’il s’agisse de trouver des solutions à long terme en matière de migration et d’asile ou d’être un leader mondial dans la lutte contre le changement climatique”.

“Nous avons besoin d’une Commission européenne prête à agir sur ces sujets qui préoccupent les Européens”, a-t-il insisté en assurant que “le Parlement, en lien direct avec les citoyens de l’UE, continuera à demander des comptes à la Commission et à veiller à ce qu’elle tienne ses promesses”.

La Commission Von der Leyen, qui devait initialement entrer en fonction le 1er novembre, avait vu son agenda chamboulé après le rejet par les eurodéputés des candidats-commissaires de la France (Sylvie Goulard), de la Hongrie (Laszlo Trocsanyi) et de la Roumanie (Rovana Plumb) à l’issue de leurs auditions par les eurodéputés.

Le Parlement européen avait dû alors reporter d’un mois son vote de confiance sur la nouvelle Commission afin de permettre aux nouveaux commissaires désignés par la France, la Hongrie et la Roumanie de passer leurs auditions. Il s’agit respectivement du Français Thierry Breton, du Hongrois Oliver Varhelyi et de la Roumaine Adina-Ioana Valean, dont la candidature a été finalement approuvée par les eurodéputés.

Pour ce qui est de l’absence d’un commissaire britannique, que Londres refuse de désigner au nom du Brexit, le président du Parlement européen estime que cela ne peut plus être un obstacle, les services juridiques du Parlement et de la Commission disposant, selon lui, de suffisamment de garanties sur ce point.

“Pour nous, les échanges et réponses fournies par le gouvernement britannique suffisent”, a-t-il dit.

La semaine dernière, la Commission européenne avait annoncé avoir lancé une procédure d’infraction à l’encontre du Royaume-Uni pour “avoir manqué à son obligation de nommer un candidat au poste de Commissaire européen”.

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