La ville d’Essaouira vient de lancer, encore une fois, “un signal fort” en manifestant et en confirmant sa capacité à demeurer un espace incontournable d’échanges et de savoirs, qui met en avant la pertinence et la richesse scientifique et académique, a affirmé le Président-Fondateur du Centre d’Etudes et de Recherches sur le Droit Hébraïque au Maroc, M. Abdellah Ouzitane.

Dans une déclaration à la MAP, M. Ouzitane, également Enseignant à l’Université de Bordeaux, a souligné que la Cité des Alizés a contribué efficacement et brillamment, ces dernières années, à la valorisation de plusieurs projets académiques tant sur les plans de la recherche que de la formation autour des dynamiques culturelles.

“La place qu’Essaouira réserve à l’éducation, à la culture et à l’identité marocaine dans toute sa diversité et sa pluralité, vient nourrir davantage les priorités nationales, tout en s’inscrivant pleinement dans la dynamique insufflée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et l’intérêt particulier que le Souverain ne cesse d’accorder au dialogue des cultures et des religions”, a soutenu M. Ouzitane.

Et de poursuivre que la ville d’Essaouira s’est ainsi positionnée en haut lieu de diffusion et de transmission des nobles valeurs universelles et humanistes, où la centralité de l’humain est célébrée, de manière singulière, dans une continuité responsable et engagée.

Mettant en avant la forte symbolique de la visite Royale historique à Essaouira, en janvier dernier, en particulier à “Bayt Dakira”, M. Ouzitane a précisé que la visite du Souverain est venue sceller la forte impulsion donnée à la préservation et à l’illumination de l’histoire multiculturelle, plurielle et millénaire de la Cité des Alizés.

“En moins d’un an après la visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Bayt Dakira, trois événements majeurs ont eu lieu dans cet espace emblématique, notamment deux rencontres scientifiques réunissant plusieurs chercheurs et experts nationaux et internationaux, organisées en février et en novembre à l’initiative du Centre d’Etudes et de Recherches sur le Droit Hébraïque au Maroc, ainsi que la signature d’une convention de partenariat et de coopération pour la promotion des valeurs de tolérance, de diversité et de coexistence dans les établissements scolaires et universitaires”, a fait savoir M. Ouzitane.

La convention a été paraphée par le ministre de l’Education Nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Saaïd Amzazi, le président-fondateur du Centre d’Etudes et de Recherches sur le Droit Hébraïque au Maroc, et le président du bureau exécutif de l’Association Essaouira-Mogador, Tarik Ottmani, lors d’une cérémonie rehaussée par la présence de M. André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et Président-Fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, rappelle-t-on.

“Ladite convention entend encourager, entre autres, l’émergence de clubs de tolérance et de coexistence et ainsi élargir les champs d’investigation académique aux écoles et aux universités”, a expliqué M. Ouzitane, notant qu’elle constitue également “une belle opportunité stratégique pour le développement et la promotion des valeurs autour des dynamiques culturelles”.

Les écoles, les universités et Bayt Dakira “peuvent conjointement mener à bien, dans un contexte propice à l’innovation et à la créativité, leurs propres travaux, encadrés par une collectivité d’experts d’horizons géographique et disciplinaire différents”, s’est-il félicité.

“Bayt Dakira constitue lui-même un haut lieu de recherches original qui contribue à attirer des différentes régions du Royaume et du monde un parterre de chercheurs et à ouvrir l’héritage culturel et scientifique marocain à des questionnements et à des contacts nouveaux”, a-t-il enchaîné.

Selon M. Ouzitane, ce partenariat a donc pour ambition de “porter cette voix de la responsabilité et de la lucidité marocaine à l’international et se veut l’élargissement de l’axe euro-marocain à la Méditerranée et à l’Afrique”. “C’est donc une perspective rééquilibrée qui sera promue”, a-t-il estimé.

“En déplaçant le centre de la réflexion vers Essaouira, dont les racines sont aussi bien méditerranéennes, atlantiques, africaines et andalouses qu’arabes, berbères, musulmanes, juives, romaines et islamiques, l’ambition de Bayt Dakira consiste à ne plus voir l’étude des déclinaisons culturelles en entités civilisationnelles polarisées, mais plutôt en un monde unique en interaction et transformation permanentes”, a souligné M. Ouzitane.

Dans ce sens, il a tenu à rappeler que dès son ouverture, “Bayt Dakira” a “su placer, avec soin et responsabilité, la culture de la paix dans ses priorités, en rendant possible l’approfondissement de ce qui fait le cœur de notre Histoire et la foi en une liberté humaine permise par la diffusion du savoir et de la culture”.

“Notre démarche continuera à se saisir de l’esprit de compromis et de sa conformité avec la réalité, tout en plaçant la centralité de l’humain au cœur de nos préoccupations”, a conclu M. Ouzitane.

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