La présidence chilienne a annoncé que l’état d’urgence sera levé à partir de dimanche à minuit dans toutes les régions du Chili où il avait été instauré suite aux protestations sociales.

Un message diffusé sur le compte Twitter de la présidence indique que le président Sebastián Piñera “a signé les décrets nécessaires pour qu’à partir de lundi 28 octobre à 00H00 (03H00 GMT) soit levé l’état d’urgence dans toutes les régions et les communes où il avait été instauré”.

L’état d’urgence avait été décrété le 18 octobre dans la capitale Santiago et la Région métropolitaine avant d’être étendu à plusieurs autres régions du Chili afin de faire face aux violences et actes de vandalismes et de saccages ayant émaillés les protestations contre une hausse de plus de 3% du prix du ticket de métro dans la capitale.

Samedi soir, le bilan de ces contestations a été revu à la hausse à 20 morts. Le ministre de l’Intérieur a annoncé qu'”un cadavre calciné” avait été découvert dans un supermarché incendié quelques jours plus tôt.

Selon des chiffres officiels, parmi les vingt morts recensés, la majorité ont péri dans des incendies lors de pillages et cinq ont été tués par des tirs des forces de l’ordre.

Samedi, le président Sebastián Piñera avait demandé à tous ses ministres de démissionner afin de former un nouveau gouvernement, au lendemain de la grande marche qui a réunis plus d’un million de manifestants au centre de Santiago.

De leur côté, les autorités militaires en charge de la sécurité depuis le 18 octobre dernier ont annoncé la levée du couvre-feu dans les régions où il avait été instauré, notamment en région métropolitaine de Santiago en raison de la normalisation progressive des services.

Vendredi, plus d’un million de personnes ont investi la Plaza Italia, au centre de la capitale, pour protester contre les inégalités sociales, une semaine après le déclenchement d’une vague de contestation sans précédent au Chili.

Depuis le 18 octobre, quelque 20.000 soldats et policiers avaient été déployés, une première dans les rues chiliennes depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990).

Les manifestations ont débuté, vendredi dernier, pour protester contre une hausse de 30 pesos du prix des tickets de métro en heure de pointe.

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