Le gouvernement espagnol a proposé au navire humanitaire de l’ONG Proactiva Open Arms, à bord duquel se trouvent une centaine de migrants secourus en Méditerranée, d’accoster au port le “plus proche” du pays, au lieu d’Algésiras (extrême sud), rapportent les médias.

Après que l’ONG Open Arms ait rejeté l’offre de Madrid d’accueillir son navire au port d’Algésiras, jugeant “irréalisable” de rallier le port offert, l’exécutif a décidé de proposer au navire d’accoster au port espagnol le “plus proche” de l’île italienne de Lampedusa, près de laquelle se trouve actuellement le bateau, comme alternative à Algésiras, précisent les médias, citant des sources de la Moncloa (présidence du gouvernement).

Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a ordonné aujourd’hui l’habilitation du port d’Algésiras pour recevoir le bateau “Open Arms”, en raison de “la situation d’urgence” à bord, après deux semaines de navigation, et face à l’inconcevable décision des autorités italiennes de fermer tous les ports du pays”, avait indiqué un communiqué de la Moncloa.

Dans une déclaration à la radio espagnole COPE, la porte-parole d’Open Arms, Laura Lanuza, a annoncé le rejet par l’ONG de l’offre de Madrid, jugeant “absolument irréalisable pour le navire, qui se trouve près de l’île italienne de Lampedusa, d’aller jusqu’au port d’Algésiras, face à l’urgence humanitaire” après 17 jours en mer.

Mme Lanusa a aussi relevé que les migrants qui se trouvent à bord du bateau “doivent être immédiatement débarqués”.

Pour sa part, le fondateur de l’ONG Open Arms, Oscar Camps, a précisé qu’il faudrait cinq jours au bateau pour parcourir les 950 milles nautiques jusqu’à Algésiras, notant qu’il s’agit du port le plus loin de la Méditerranée.

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