Lutte contre le changement climatique, égalité femme-homme, relation avec l’UE, migration… autant de sujets clés des prochaines élections fédérales du 20 octobre pour le renouvellement du Parlement en Suisse, un scrutin dont l’issue dépend en premier lieu des alliances et “des apparentements de listes” scellés à gauche, à droite et au centre par les partis politiques en prévision de cette échéance cruciale.

Pour chaque scrutin, les partis politiques helvétiques dans les cantons qui connaissent le système proportionnel, sont autorisés en vertu de la loi, à unir leurs listes pour augmenter leurs chances d’obtenir des sièges au sein du Conseil national, une stratégie connue dans le jargon électoral sous le nom d'”apparentements de listes”. Les suffrages obtenus grâce à ces alliances sont en fait comptabilisés ensemble, comme s’ils provenaient d’une seule liste.

Concrètement, les listes apparentées participent en tant que liste unique à la première répartition des sièges. Puis, dans une seconde répartition, elles se partagent les sièges obtenus. Cette pratique permet aux petites et moyennes formations d’espérer obtenir plus qu’elles ne le pourraient en se présentant seules et aux partis importants d’optimiser leurs gains en sièges.

Au Parlement helvétique, un élu sur huit doit, en effet, son siège à un apparentement de liste avec un autre parti.

Lors des dernières élections fédérales en 2015, l’Office fédéral de la statistique (OFS) avait enregistré 71 apparentements de listes, soit huit listes de moins qu’en 2011, mais plus que lors de toutes les élections fédérales précédentes (70 en 2007, 67 en 2003, 63 en 1999).

Si les tractations entre partis sont sur le point d’aboutir dans la plupart des cantons, la grande alliance des partis du centre annoncée depuis quelques mois peine à convaincre.

L’hiver dernier, les présidents du Parti démocrate du Centre (PDC), des Vert’libéraux, du Le Parti bourgeois-démocratique (PBD) et du Parti évangélique avaient annoncé vouloir créer une union à quatre pour renforcer le centre au Parlement.

Entre-temps, le thème du changement climatique a gagné en importance et la réalité arithmétique de chaque canton a refait surface. Certaines sections des Vert’libéraux préfèrent ainsi se lancer dans une alliance écologiste plutôt qu’au centre.

Le Parlement suisse est constitué de deux Chambres: le Conseil national (Chambre basse) et le Conseil des Etats (Chambre haute).

Dans la majorité des cantons, l’élection du Conseil national et celle du Conseil des Etats ont lieu simultanément, lors des élections fédérales.

Le conseil national compte 200 sièges, qui sont répartis entre les 26 cantons proportionnellement à la taille de leur population, tandis que le Conseil des Etats représente les 26 cantons suisses. Il compte 46 membres.

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