Les meilleurs pugilistes du continent vont se donner rendez-vous à partir de ce jeudi à Dakar à l’occasion du tournoi africain de qualification aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020.

Cette grande messe de la boxe africaine, qui va regrouper pas moins de 221 athlètes (164 hommes et 57 dames) représentant 39 pays, décernera 33 tickets de qualification au prochain rendez-vous olympique.

Les couleurs nationales seront défendues lors de cette étape éliminatoire, qui se déroulera jusqu’au 29 courant au Dakar Arena de Diamniadio (à une trentaine de km de Dakar), par 13 athlètes, dont 8 chez les messieurs et 5 côté dames, soit dans toutes les catégories olympiques.

Il s’agit de Said Mortaji (- 52 kg), Mohamed Hamout (- 57 kg), Nadir Abdelhak (- 63 kg), Zine El Abidine Amroug (- 69 kg), Anas Ezzrifi Amrani (- 75 kg), Mohamed Assaguir (-81 kg) et Ahmed Bourous (+ 91 kg).

Chez les dames, le Royaume sera représenté par Khadija Mardi (-75 kg), Oumayma Bel Ahbib (- 69 kg), Chaymae Rhaddi (- 60 kg), Widad Bertal (- 57 kg) et Rabba Cheddar (- 51 kg).

Selon la direction technique nationale, ces pugilistes ont été choisis selon plusieurs critères, dont le nombre de combats effectués et gagnés, l’entrée en équipe nationale, la participation à des compétitions majeures, la discipline, l’intégrité, la motivation, entre autres.

“Je reste réaliste et objectif, cela va être un tournoi très relevé et à couteaux tirés”, a confié le directeur technique national, Mounir Barbouchi.

“Avant, la qualification était un peu facile et ouverte. Il y avait dix catégories olympiques chez les hommes, alors que maintenant il n’en reste que huit. En plus, l’on disputait quatre tournois de sélection, contre deux aujourd’hui, ce qui démontre que la tâche n’est pas de tout repos”, a-t-il confié dans une interview à la MAP, faisant savoir que pour le champion du monde Mohammed Rabii, désormais professionnel, il devra participer au tournoi de qualification qui aura lieu à Paris en mai prochain.

Selon M. Barbouchi, la moyenne de qualification du Maroc aux JO depuis les années soixante était de 50 pc, sachant que depuis l’année 2000, un système de tournois de qualification avait été instauré.

“Si nous réussirons à qualifier quatre boxeurs chez les hommes et deux côté dames sur les deux tournois de qualification, ça sera déjà une bonne opération”, a-t-il estimé.

La boxeuse Mardi Khadija, première femme africaine à gagner une médaille de bronze aux championnats du monde (Russie 2019) sera le porte-étendard du noble art marocain féminin, a-t-il dit, notant que la compétition sera relevée entre les grandes nations de la boxe en Afrique, notamment les pays de l’Afrique du Nord (Maroc, Tunisie, Algérie et Egypte) et ceux de l’Afrique subsaharienne comme le Congo, le Cameroun, le Ghana, le Nigeria, l’Angola ou le Kenya.

Chez les dames, les finalistes de chaque poids iront aux JO de Tokyo, tandis que côté messieurs, ce sont les trois médaillés (les deux finalistes et celui classé 3è) qui assureront leur qualification.

En prévision à cette compétition, l’équipe nationale a eu droit à une très bonne préparation, a indiqué M. Barbouchi, soulignant que les pugilistes nationaux ont pu se frotter à des grandes nations de boxe.

Ainsi, a-t-il poursuivi, les boxeurs marocains ont participé à un tournoi en Serbie, en novembre dernier, à la 12è Coupe du monde des pays producteurs de pétrole en décembre en Russie, à un tournoi en Turquie en janvier dernier, avant de finir par un stage de préparation avec des boxeurs belges au Maroc.

“Maintenant nous sommes en période d’affûtage, il faut se reposer et se concentrer, aller chercher les qualités sans développer”, a-t-il dit.

D’après le directeur technique national, “un véritable travail de restructuration de l’entrainement de la boxe nationale a été abattu depuis 2015 avec une école de boxe marocaine et des athlètes qu’on prépare et qui sont en concentration permanente”, assurant qu'”avec l’aide du président de la Fédération royale marocaine de boxe, nous avons essayé de permettre à nos pugilistes de participer un peu plus à des tournois internationaux”.

“Un sport de combat et d’opposition nécessite des adversaires. Pour être le meilleur il faut battre les meilleurs. Cette stratégie a fait ses preuves et donné confiance aux athlètes”, a-t-il renchéri.

“Nos boxeurs sont encadrés par des entraineurs de haut niveau dont Mohammed Mesbahi qui a participé six fois aux jeux olympiques, trois fois comme boxeur et autant comme entraineur et sa contribution en termes d’expérience et de gestion du groupe est palpable”, a-t-il enchaîné, ajoutant que le staff technique national compte également un entraineur cubain, en l’occurrence Dago Berto, “qui apporte confiance aux athlètes”.

La délégation marocaine qui encadre l’équipe nationale au tournoi de Dakar est composée d’outre M. Barbouchi, de l’adjoint du directeur technique national, Smail Aarroussi, Lalla Nadia El Regragui, cheffe de la délégation féminine, Mohammed Hjaouej, chef de la délégation masculine, des entraineurs (messieurs) Mohammed Mesbahi, Youssef Sourour et le Cubain Dago Berto, en plus de l’entraineur Noureddine Bahlas (dames).

Bouton retour en haut de la page
Fermer