Des estuaires où se mélangent les eaux douces aux eaux salées, des prairies sous-marines ponctuées de vastes étendues de végétation, des récifs coralliens regorgeant d’un nombre incalculable de poissons multicolores …Nous sommes dans l’immensité de l’océan, cette richesse naturelle dotée d’une biodiversité unique et miraculeuse qui occupe 70% de notre planète et constitue plus de 95% de la biosphère.

“Plus qu’une source précieuse de nourriture et de diverses activités économiques, l’océan est l’un des plus grands réservoirs naturels de carbone”, souligne Khalid drissi, chercheur en études des milieux marins.

L’océan stocke quinze fois plus de CO2 que la biosphère terrestre et les sols et joue un rôle important dans la modération du climat, indique-t-il dans une déclaration à la MAP.

Cette richesse demeure malheureusement menacée à cause de l’activité humaine, avertit M. Drissi, expliquant que le niveau moyen des mers se relève depuis la fin de la dernière ère glaciaire et que la capacité de l’océan à fixer le CO2 a été affectée.

“Il est grand temps de réagir !”, appelle le chercheur.

Dans ce sillage, les Nations unies ont lancé, le 03 février dernier, la Décennie des Nations Unies pour les Sciences océaniques au service du Développement durable (2021-2031).

Cette décennie a été proclamée afin de regrouper les acteurs concernés du monde entier autour d’un cadre commun qui mettra la science au service de la mise en œuvre du 14ème Objectif de Développement Durable portant sur l’océan, la conservation et l’utilisation de manière durable les océans, les mers et les ressources marines, précise, pour sa part, Karim Hilmi, directeur de recherche à l’Institut national de recherche halieutique (INRH).

M.Hilmi, également vice-président à la Commission océanographique Intergouvernementale de l’Unesco (COI/UNESCO), relève que la COI, qui assurera la coordination de la phase préparatoire de cette Décennie, invite la communauté mondiale de l’océan à mettre au point une feuille de route scientifique et technologique sur les dix prochaines années pour œuvrer ensemble à la protection de l’océan.

“L’océan: vie et moyen de subsistance”, thème de la journée mondiale des océans, célébrée le 08 juin, de cette année, revêt une grande importance pour la mise en place de cette décennie, qui vise à renforcer la coopération internationale afin de développer la recherche scientifique et les technologies innovantes dans le but de lier les sciences océaniques aux besoins de la société, explique-t-il.

M. Hilimi rappelle que Son Altesse Royale La Princesse Lalla Hasnaa, Présidente de la Fondation Mohamed VI pour la Protection de l’Environnement, avait pris part, en visioconférence, au lancement de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030).

SAR la Princesse Lalla Hasnaa avait souligné que “cette initiative apportera les connaissances scientifiques de haut niveau dont nous avons besoin pour mieux protéger nos mers et l’extraordinaire biodiversité qu’elles abritent”, indiquant que “cette décennie permettra une solidarité scientifique mondiale dont notre continent”, l’Afrique a grand besoin, affirme l’expert.

L’océan produit au moins 50% de l’oxygène de la planète et abrite la majeure partie de la biodiversité terrestre. Elle est notamment la principale source de protéines pour plus d’un milliard de personnes dans le monde. L’océan est aussi la clé de l’économie, avec environ 40 millions de personnes employées par les industries océaniques d’ici à 2030.

L’homme a donc besoin de l’océan pour survivre et l’océan a aujourd’hui besoin du soutien humain pour pouvoir continuer à remplir ses fonctions, dont toute la planète dépend. C’est le moment d’une mobilisation collective pour le protéger!

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