Des milliers de manifestants sont descendues dans les rues de Hong Kong, dimanche, pour la deuxième journée consécutive, en portant des masques en signe de défiance à la décision de l’interdiction du port de masque.

Les manifestants ont protesté sur l’île de Hong Kong et la péninsule de Kowloon dans le cadre de manifestations non autorisées contre cette interdiction, entrée en vigueur samedi.

La police a lancé des gaz lacrymogènes disperser la foule. Après la manifestation, des barrages routiers avec des barricades et des parapluies ont été installés sur les routes à proximité du quartier général de la police. Un camion de canons à eau a également été déployé pour évacuer la foule.

Les manifestants ont lancé des bombes d’essence sur le quartier général de la police, d’où les forces de l’ordre ont répliqué par des gaz lacrymogènes.

En invoquant vendredi une ordonnance datée de 1922, la cheffe de l’Exécutif, Carrie Lam a promulgué une décision sur l’interdiction de couvrir le visage pour faire face à une “situation extrêmement violente” et de “ramener le calme à Hong Kong”.

Depuis le début des manifestations en juin, de nombreux manifestants ont porté des masques chirurgicaux ou des masques filtrants lors des rassemblements publics pour se protéger des gaz lacrymogènes et du spray au poivre utilisés par la police et préserver leur anonymat.

La nouvelle loi, qui sera soumise à l’examen de la législature après son entrée en vigueur, prévoit une peine d’emprisonnement maximale d’un an et d’une amende de 3.200 dollars.

Les manifestations de masse se sont poursuivies malgré l’annonce faite par le gouvernement le mois dernier que le projet de loi sur l’extradition vers la Chine sera officiellement retiré en octobre.

Les revendications des manifestants se sont élargies pour réclamer une enquête indépendante sur les violences policières et des réformes démocratiques.

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