Les députés européens ont exprimé, jeudi, leurs doutes quant à l’efficacité du nouveau pacte sur l’asile et la migration présenté par la Commission européenne.

Lors d’un débat à la Commission des libertés civiles en présence du vice-président Margiritis Schinas et de la commissaire Ylva Johansson, chargés du dossier migratoire au sein de l’exécutif européen, nombreux intervenants ont évoqué la situation à Lesbos, suite à l’incendie du camp de réfugiés de Moria et ont demandé si les nouvelles règles empêcheraient la répétition d’un tel désastre humanitaire.

Ils ont également exprimé leur préoccupation quant au respect des droits fondamentaux dans le cadre des nouvelles procédures de filtrage et aux frontières et dans le cadre de la détention des demandeurs d’asile.

Plusieurs députés ont regretté que la Commission européenne n’ait pas supprimé le principe établi dans l’actuel règlement de Dublin qui stipule que le pays d’entrée est celui qui doit traiter la demande d’asile.

Concernant la possibilité pour les pays, qui ne souhaitent pas transférer des réfugiés sur leur territoire, de financer le retour de ceux qui n’ont pas l’autorisation de rester, les députés se sont demandé ce qui se passerait si la plupart des États membres choisissaient cette option.

Le nouveau pacte sur la migration et l’asile vise notamment le renforcement des contrôles aux frontières externes, la mise en œuvre d’un nouveau mécanisme de solidarité pour la gestion des migrations et de l’asile et d’une nouvelle stratégie opérationnelle des retours volontaires et de la réintégration.

A peine quelques heures après sa présentation, ce pacte a fait l’objet d’une avalanche de critiques de la part de certains pays qui refusent d’accueillir les migrants et de la part des défenseurs des droits des migrants qui y voient un tour de vis supplémentaire dans la politique communautaire en matière de migration et d’asile.

 

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