Casablanca, 16/07/2019 (MAP) – Le Maroc s’est engagé ces deux dernières décennies dans une politique royale visionnaire et clairvoyante axée sur la poursuite et l’amélioration de la stratégie de construction des barrages et prônant une gestion rationnelle des ressources hydriques en vue de la réalisation du développement durable, économique et social escompté.

En effet depuis l’intronisation de SM le Roi Mohammed VI, une quarantaine de barrages a été mise en service et d’autres sont en cours de construction dans le cadre du projet sociétal pour un modèle de développement équilibré et homogène profitant à tous et de la politique visionnaire et proactive du Souverain qui a permis d’anticiper et de satisfaire les besoins croissants en ces ressources des différentes secteurs de l’économie marocaine, en particulier l’Agriculture et l’Industrie.

Ces barrages, dont le nombre dépasse les 140 actuellement avec une capacité globale des retenues de plus de 18,6 milliards m3, ont contribué à la production de l’eau potable, de l’énergie hydroélectrique, outre l’irrigation et la protection contre les inondations. Ils constituent également des sites très prisés par les touristes marocains et étrangers amoureux de la nature et de l’eau.

Ces infrastructures d’une vitale utilité lors des périodes récurrentes de sécheresse et de pénurie d’eau ont, de même, fortifié la stratégie agricole du Plan Maroc Vert et corroboré ce secteur comme levier du développement global.

Le plus ancien de ces barrages est celui de Sidi Said Maachou qui a été édifié en 1929, alors que les plus importants en termes de capacité de retenue sont, entre autres, Al Wahda (3,8 milliards m3), Al Massira (2,76 milliards m3), Bin El Ouidane (près de 1,4 milliards m3), Idriss I-er (environ 1,2 milliard m3), Sidi Mohamed Ben Abdellah (1 milliard m3), Oued El Makhazine (773 millions m3) et Mansour Addahbi ( 529 millions m3).

Un autre ouvrage aussi important et stratégique est le barrage Hassan II qui est situé sur l’Oued Moulouya à 20 km de la ville de Midelt. Mis en service en 2006, ce barrage de 115m de hauteur dispose d’une capacité de stockage de 400 millions m3.

Cependant, malgré ce riche patrimoine et les diverses infrastructures hydrauliques dont dispose le Maroc, l’offre en eau demeure menacée par la forte demande qui ne cesse de croître ainsi que par les aléas des changements climatiques et la dégradation des ressources conventionnelles.

C’est dans ce sens que SM le Roi Mohammed VI avait donné, en juin 2018 lors d’une réunion consacrée à la problématique de l’eau, Ses Hautes instructions pour la construction, dans les plus brefs délais et dans différentes régions du Royaume, de barrages de différentes capacités (grande, moyenne et petite), ainsi que des barrages collinaires et la mise en place éventuelle de stations de dessalement, tout en veillant à la poursuite du programme d’économie d’eau dans le domaine agricole.

En avril dernier, le Souverain avait mis l’accent sur la question de l’approvisionnement en eau dans les zones du Nord et le nord-est du Maroc s’étendant d’Oujda à Tanger. Ces régions voient leurs besoins en eau plus que doubler en été et actuellement toute l’année, du fait du développement du tourisme et de la dynamique remarquable générée par les immenses chantiers et projets industriels déjà créés par ces secteurs.

A la faveur de ces chantiers d’envergure, ces besoins seront satisfaits grâce à des schémas d’interconnexions et aux trois nouveaux grands barrages qui seront édifiés dans cette zone, dont celui de Bni Mansour qui aura une capacité de plus d’un milliard de mètres cubes.

Conscient de la rareté croissante des ressources naturelles et des exigences du développement durable, le Maroc a également investi dans d’autres alternatives comme les ressources non conventionnelles. Nombreuses mesures ont été ainsi prises dans le cadre de divers plans nationaux et se sont couronnées par l’installation de plusieurs stations d’épuration et de traitement des eaux usées, de dessalement d’eau de mer et de déminéralisation des eaux saumâtres.

Parallèlement, le Maroc a mis en place, depuis 1981, le Conseil supérieur de l’eau et du climat (CSEC) qui a pour mission d’examiner et de donner son avis sur les orientations générales de la politique national en matière de l’eau et du climat, notamment le plan national de l’eau et la stratégie nationale d’amélioration de la connaissance du climat et de ses changements, des impacts de ces derniers sur les ressources en eau et des risques liés à l’eau.

Le CSEC a fait l’objet d’un décret adopté par le Conseil de gouvernement, le 13 juin dernier, en vue de mettre en application la disposition de l’article 79 de la loi n°36.15 relative à l’eau qui porte sur la composition de ce conseil supérieur.

Lancée dès les années 60 par Feu SM Hassan II, la politique des barrages a dénoté de la clairvoyance du regretté Souverain et a révolutionné la gestion des ressources hydriques à travers la mobilisation de milliards de m3 d’eau dans les différentes régions du Royaume.

Cette politique volontariste avait fixé l’objectif d’irrigation d’un million de hectares à l’horizon 2000 et avait rapidement donné ses fruits pour l’essor de plusieurs secteurs essentiellement celui de l’Agriculture, artère névralgique de l’économie marocaine.

Cet objectif a été atteint en 1997 après l’inauguration du barrage Al Wahda qui a notamment engendré une évolution considérable de la production agricole dans la région du Gharb et permis la diminution des dégâts causés par les inondations, outre la mise en valeur de l’hydroélectrique.

Fort de cette politique qui a aussi permis le développement de compétences nationales, lesquelles exportent aujourd’hui leur savoir-faire et expertise vers d’autres pays souhaitant tirer profit de l’expérience marocaine, le Royaume ambitionne d’atteindre une capacité de stockage de 30 milliards m3 d’eaux pluviales dans les années à venir et de passer à 170 barrages d’ici 2030.

Bouton retour en haut de la page
Fermer