La Journée nationale du détenu, célébrée le 9 décembre de chaque année, se veut une occasion pour s’arrêter sur les particularités de cette frange de la société qui a besoin d’une attention particulière, en l’occurrence après sa libération.

Célébrée par la Délégation générale à l’Administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) et la Fondation Mohammed VI pour la Réinsertion des détenus, cette journée constitue également une occasion pour sensibiliser la société à la nécessité d’œuvrer pour la réinsertion sociale et professionnelle des détenus, pour préserver leur dignité et les préparer à mieux assumer leurs responsabilités personnelle, familiale et sociale, notamment à travers l’enseignement et la formation.

En effet, les pensionnaires des établissements pénitentiaires sont des citoyens à part entière et leur privation de liberté ne signifie nullement la déchéance de leurs droits, dont jouissent leurs concitoyens en état de liberté.

Ils doivent bénéficier de leur droit à la formation, à l’enseignement et à une vie décente, ainsi qu’à des activités culturelles et sportives, vu l’importance de l’art et de l’apprentissage dans la réinsertion et la réhabilitation des détenus.

Dans ce sens, la DGAPR a déployé tous ses efforts pour faire de l’amélioration des conditions de détention un “chantier ininterrompu”, afin d’humaniser l’espace carcéral, dans le cadre de sa volonté de s’aligner au mieux aux normes et recommandations visant à promouvoir les droits de l’Homme dans la gestion des affaires des détenus, selon le rapport annuel d’activités de 2019 de la Délégation.

Concernant les efforts de la DGAPR en matière d’enseignement et d’éducation, le rapport fait savoir qu’au titre de l’année 2018-2019, quelque 4.544 détenus ont bénéficié de programmes éducatifs aux différents niveaux au sein des prisons, marquant une légère augmentation par rapport à l’année précédente (4.529 bénéficiaires).

En outre, 1.059 détenus ont obtenu leurs diplômes d’éducation durant l’année 2018-2019, alors que le nombre des détenus ayant obtenu des diplômes universitaires s’est établi à 153, soit un total de 1.212 pensionnaires diplômés tous niveaux confondus.

Pour ce qui est de l’emploi des prisonniers, la DGAPR compte actuellement 18 unités de diverses activités professionnelles et artistiques, qui ont formé en 2019 quelque 691 détenus, soit plus de quatre fois le nombre de bénéficiaires au titre de l’année 2018 (172 personnes).

Par ailleurs, la DGAPR a adopté un plan stratégique où l’humanisation des conditions de détention demeure un pilier primordial, à travers des programmes d’amélioration des conditions d’hébergement, d’hygiène, de l’alimentation et des soins de santé au profit de détenus.

La Délégation œuvre également à limiter la surpopulation dans le milieu carcéral, vu ses répercussions négatives et ce, à travers l’augmentation de la capacité des établissements pénitentiaires, la mise en place d’infrastructures répondant aux normes en vigueur en matière d’hébergement et la classification adéquate des détenus.

Soucieuses de relever le défi de la réintégration des détenus après leur libération, les autorités compétentes doivent saisir cette journée surtout pour adresser un message fort à la société et à l’opinion publique en vue de les sensibiliser quant à l’importance et à la nécessité de leur adhésion, de manière sérieuse et efficiente, à accompagner ces efforts à travers le parrainage des détenus après leur libération.

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