Le Premier ministre britannique et chef du parti conservateur Boris Johnson a affronté mardi soir, pour la première fois, son rival de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn, dans un débat télévisé.

Ce débat animé par la présentatrice Julie Etchingham, est intervenu alors que les Libéraux démocrates et le Parti national écossais (SNP) ont perdu leur défi juridique pour être présents dans le débat télévisé. Les Libéraux Démocrates ont déclaré qu’ils souhaitaient que leur position en faveur du maintien du Royaume Uni dans l’UE soit représentée, tandis que le SNP souhaitait que la question de l’indépendance écossaise soit soulevée.

MM. Johnson et Corbyn ont notamment focalisé les discussions sur le Brexit, espérant grappiller quelques voix avant les législatives du 12 décembre.

“Mettons fin aux tergiversations et aux retards, à l’impasse et aux divisions”, a martelé le chef du gouvernement conservateur. Il compte sur le scrutin pour obtenir une majorité au Parlement permettant de faire voter l’accord de sortie de l’Union européenne qu’il a laborieusement négocié avec Bruxelles.

Dans cette campagne électorale pour les élections législatives prévues le 12 décembre, les deux grands partis ont émis une série de promesses.

Les conservateurs ont ainsi réitéré leur volonté de quitter l’Union européenne avec un deal, insistant que l’accord négocié avec Bruxelles “donnerait une complète stabilité et certitude” sur l’avenir du Royaume Uni, après plus de trois ans d’ambiguïté depuis le référendum sur le Brexit.

Ils ont aussi promis des allègements fiscaux évalués à un milliard de livres par an, tout en revenant sur leur promesse de baisser l’impôt sur les sociétés. Le parti des Tories a annoncé également son intention d’injecter des milliards de livres pour renforcer les services publics, y compris le système national de santé britannique (NHS), les écoles et les réseaux ferroviaires.

Les travaillistes reviennent, quant à eux, avec des promesses très ambitieuses, en annonçant une baisse des taxes immobilières pour les entreprises et un réseau internet haut débit gratuit à tous les ménages et entreprises britanniques.

Ce plan, dont le coût est évalué à 20 milliards de livres, puis 230 millions de livres chaque année, sera financé par un fonds du parti travailliste destiné à des projets environnementaux et via des taxes imposées aux grandes entreprises telles qu’Amazon, Facebook et Google. Le parti compte également nationaliser l’Openreach de BT, qui détient la majeure partie du réseau de fibres optiques.

Il a également promis de renégocier un accord du Brexit avec Bruxelles protégeant l’emploi, les droits des travailleurs et l’environnement, et de le soumettre au vote des Britanniques dans les six mois suivant son arrivée à Downing Street, lors d’un référendum offrant aussi la possibilité d’annuler le Brexit.

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