La justice écossaise a rejeté un recours contre le Premier ministre britannique, Boris Johnson, l’obligeant de demander un report du Brexit, rapportent les médias britanniques.

La procédure judiciaire avait été engagée devant la “Court of Session”, la plus haute juridiction civile d’Ecosse, par une soixante-dizaine de militants de l’opposition, guidés par la députée écossaise Joanna Cherry et l’avocat Jo Maugham.

Ces militants hostiles à une sortie sans accord, demandaient à la justice de forcer le Premier ministre à envoyer une lettre à l’Union européenne (UE) pour demander un report, alors que les spéculations vont bon train au Royaume-Uni sur la volonté de Boris Johnson de contourner le texte de loi, en exploitant une éventuelle faille ou en demandant à un Etat membre de l’UE d’opposer son véto à un report.

Le gouvernement britannique a donné des “assurances sans équivoque” qu’il respectera la loi, a déclaré lundi le juge écossais, citant un document fourni par le gouvernement selon lequel un report sera demandé en l’absence d’accord.

“Je ne suis pas convaincu qu’il soit nécessaire pour la Cour d’accorder les mesures demandées ou une quelconque variante de celles-ci”, a-t-il poursuivi, soulignant toutefois que le non-respect de la loi par le gouvernement détruirait la “confiance mutuelle” entre la justice et les responsables politiques.

Dimanche, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, avait réaffirmé au président français, Emmanuel Macron, qu’il n’y aurait pas de report du Brexit au-delà du 31 octobre, soulignant que c’était la “dernière chance” d’obtenir un accord.

Lors d’une conversation téléphonique avec le président français, M. Johnson avait indiqué que “l’UE ne devrait pas être persuadée, à tort, que le Royaume-Uni pourrait rester dans l’UE après le 31 octobre”, réitérant qu’il ne demanderait pas de nouveau report du Brexit, même si une loi récemment votée par le Parlement britannique le contraint à en faire la demande s’il ne parvient pas à un accord avec l’UE.

Le chef du gouvernement britannique a qualifié cette loi d'”acte de capitulation”, estimant qu’elle affaiblit la position britannique dans les négociations avec Bruxelles.

Il n’a toutefois jamais expliqué comment il comptait tenir cette promesse sans violer cette loi votée en urgence par les députés début septembre, et qui le contraint à demander un report de trois mois si aucun accord n’est conclu avec Bruxelles d’ici au 19 octobre, alors que le Royaume Uni devrait quitter l’Union européenne le 31 octobre.

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