Le président rwandais Paul Kagame et son homologue ougandais Yoweri Museveni ont signé, mercredi à Luanda, un mémorandum d’entente visant à mettre fin à la crise politique qui empoisonne les relations entre les deux voisins depuis près d’un an.

Le mémorandum a été conclu dans la capitale angolaise lors d’un mini-sommet régional qui a rassemblé également les présidents de l’Angola, Joao Lourenço, de la République démocratique du Congo, Felix Tshisekedi, et du Congo, Denis Sassou Nguesso.

Les relations entre les deux anciens alliés se sont détériorées significativement au cours des derniers mois au point d’amener Kigali et Kampala à s’accuser mutuellement d’embargo économique, d’espionnage et d’ingérence dans les affaires intérieures de l’autre pays.

La présence de groupes rebelles rwandais sur le sol ougandais, les incidents répétés d’arrestation et d’expulsion de ressortissants rwandais en Ouganda sont entre autres problèmes qui ont conduit à la détérioration des relations entre les deux pays voisins.

Au terme de la signature du mémorandum d’entente, le chef d’Etat angolais a salué “l’accord de Luanda”, soulignant que ce document illustre “la volonté des deux pays de surmonter le conflit”.

S’exprimant à cette occasion, le président Kagame a dit ne s’attendre à aucun problème dans sa coopération “avec les présidents Lourenço et Tshisekedi et précisément avec le président Museveni pour traiter ce que nous nous sommes engagés à traiter”.

De son côté, le président de la RDC a félicité les dirigeants rwandais et ougandais pour leur “grandeur d’âme et d’esprit”, notant que les deux chefs d’Etat ont décidé de “mettre de côté leur conflit pour privilégier les intérêts supérieurs de nos pays”.

Juillet dernier, l’Angola s’est engagé à jouer le rôle de médiateur pour faciliter le dialogue entre le Rwanda et l’Ouganda, dont les relations bilatérales se sont détériorées significativement depuis près d’un an.

Un mini-sommet similaire convoqué par le président angolais a rassemblé le 12 juillet les présidents Paul Kagame, Félix Tshisekedi et Yoweri Museveni.

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