Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, va dévoiler mardi un vaste plan de relance économique après la pandémie de coronavirus, qui sera fondé sur la construction d’infrastructures et inspiré du modèle économique conduit par le président américain Franklin D. Roosevelt.

Intervenant sur les ondes de la nouvelle radio du quotidien britannique The Times, le dirigeant conservateur a souligné que le moment est venu “pour une approche Rooseveltienne au Royaume-Uni”, qui avait permis de relancer l’économie américaine par la demande et l’intervention de l’Etat après la Grande Dépression des années 1930.

“Ce que nous allons faire au cours des prochains mois, c’est doubler notre programme initial qui était centré sur les investissements, au profit des infrastructures, de l’éducation, de la technologie, pour rassembler le pays”, a-t-il souligné.

Ce programme, qui devrait être présenté mardi en détail par Boris Johnson, comprendra notamment un plan de reconstruction d’écoles doté d’un milliard de livres (1,1 milliard d’euros), ont révélé les médias britanniques, précisant que ce programme débutera en 2020/21 et portera dans un premier temps sur 50 projets.

Après avoir été très critiqué sur sa gestion de la pandémie de coronavirus, qui a fait près de 50.000 décès au Royaume-Uni, le Premier ministre britannique a désormais pour tâche de relancer l’économie britannique déjà affectée par trois années d’incertitude en raison du Brexit.

Le confinement strict imposé tout le mois d’avril s’est traduit par un effondrement de 20,4% du produit intérieur brut (PIB) britannique, un record historique. Sans aide supplémentaire de l’Etat, le taux de chômage pourrait atteindre des niveaux jamais vus depuis les années 1980, dépassant le pic de 3,3 millions enregistré en 1984, a rapporté dimanche The Observer, citant une analyse de la Bibliothèque de la Chambre des communes.

La prochaine étape majeure du déconfinement entamé au Royaume-Uni sera marquée par la réouverture samedi des restaurants, dentistes, pubs, coiffeurs, musées et cinémas, fermés depuis fin mars. Les magasins “non essentiels” ont déjà rouvert mi-juin.

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