Les divisions raciales continent de représenter un défis majeur au sein de la société sud-africaine, a indiqué mercredi le président, Cyril Ramaphosa.

Cette réalité est visible “tous les jours au sein de notre société, nos lieux de travail, nos écoles et sur nos écrans de télévision”, a déploré Ramaphosa dans un discours virtuel prononcé à l’occasion de la Journée de la Réconciliation, célébrée chaque année en Afrique du Sud depuis la fin de l’Apartheid et l’organisation des premières élections démocratiques en 1994.

L’Afrique du Sud a vu dernièrement des “tensions raciales s’éclater dans plusieurs régions, polarisant les communautés et ouvrant de vieilles blessures”, a-t-il ajouté, notant que malgré tous les efforts déployés, ces divisions persistent au sein de la société sud-africaine.

Le président a fait observer, dans ce contexte, que le pays a “peut-être parcouru un long chemin depuis l’époque du racisme institutionnalisé, mais nous sommes conscients du fait que pour beaucoup, la réconciliation est quelque chose qu’ils n’ont pas encore expérimenté”.

Les tensions raciales ont refait surface durant les derniers mois en Afrique du Sud suite à une vague d’attaques meurtrières perpétrées en particulier contre les fermiers blancs, menaçant ainsi de rompre l’équilibre fragile entre les composantes ethniques de la nation arc-en-ciel.

Depuis l’assouplissement, en juin dernier, du confinement mis en place pour endiguer la propagation de la Covid-19, le nombre de meurtres perpétrés contre les éleveurs et les propriétaires de fermes en Afrique du Sud a connu une hausse notoire.

Bouton retour en haut de la page
Fermer