Le président du Kirghizstan, Sooronbaï Jeenbekov, a annoncé jeudi sa démission, après une dizaine de jours de désordre politique et de manifestations émaillées de violences.

“Je ne m’accroche pas au pouvoir, je ne veux pas entrer dans l’Histoire du Kirghizstan comme le président qui a fait couler le sang en tirant sur ses concitoyens. C’est pourquoi j’ai décidé de démissionner”, a déclaré M. Jeenbekov dans un communiqué rendu public par la présidence.

M. Jeenbekov s’était déclaré vendredi dernier “prêt à démissionner” pour tenter de mettre fin à la crise politique qui secoue depuis plus d’une semaine ce petit pays d’Asie centrale à la suite d’élections législatives controversées.

Depuis l’annonce des résultats de ce scrutin législatif, le Kirghizistan est secoué par une révolte initiée par les partis politiques qui se sont retrouvés évincés du parlement. Soutenu par la population, à Bichkek et dans d’autres villes kirghizes, le mouvement a déjà abouti à l’invalidation du scrutin et à la démission du Premier ministre.

En début de semaine, des manifestants avaient pris d’assaut et occupé le siège du gouvernement, le bureau de la présidence et le parlement.

M. Jeenbekov a été Premier ministre de 2016 à 2017 puis président de la République depuis 2017.

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